• Monthly Archives: juillet 2014

Vendredi 31 juillet 1914

Louis Guédet

Vendredi  31 juillet 1914

10h soir  Impressions, oui ! Et…  peut-être souvenirs !!? Quelle nervosité ! Quelle fièvre, je crois que j’en ai aussi. Dans la journée, bruits contradictoires. Les Russes sont entrés en Autriche, Berlin en état de Guerre (mobilisation) avec la révolution dans ses rues. L’Angleterre est mobilisée…  etc…  En France le mutisme. Les régiments partent ! Non, ce n’est pas vrai ! Si, ils sont partis !! Et que d’histoires !! Ce soir je rentre de la gare dont la cour est noire de monde. Pas de journaux à 9H1/2. On cause on jase. M. Nocton, gérant de la Caisse d’Épargne me dit qu’il vient de rencontrer le Colonel de St Just (Victor de Saint Just d’Autingues (1862-1933), finira Général de Division) armé de pied en cap, en vraie tenue de campagne, casque encapuchonné, épée en fourreau de serge etc…  etc…  on dit que les Dragons embarquent en ce moment et qu’à 11h ce sera le tour du 132ème …alors ? Çà y serait ou près de l’être. Nous saurons cela demain matin.

Dans la journée affolement, plus d’argent, les banques ne paient plus qu’en écus et billets de 20 Fr et 5 Fr. Les fameux billets de l’année terrible (1870 – 71) sauf que ceux-là sont datés 24 septembre 1874. Plus rien dans les maisons d’alimentation…  le sel est introuvable ou donné parcimonieusement, plus de sucre, quant aux conserves…  cela est déjà de la fiction ! Le riz, les légumes secs, les pommes de terre ? Hier 30/35 centimes la livre, aujourd’hui  0,80 Fr !!! etc…  etc…  J’ai fait ce que peut faire humainement et professionnellement. J’ai une réserve et j’ai fait virer à la Banque de France semblable somme…  J’ai fait ce que j’ai pu, mes valeurs en dépôt sont dans un coffre à la Banque de France, je n’ai donc rien à me reprocher. Je n’ai plus qu’à attendre.

Impressions, Louis Guédet, Notaire et Juge de Paix à Reims. Récits et impressions de guerre d'un civil rémois 1914-1919, journal retranscrit par François-Xavier Guédet son petit-fils

Journal de Gaston Dorigny, « Souvenirs et actualités consignés au son du canon« 

Le journal couvre la période du 31 juillet au 7 octobre 1914.
Merci à son petit-fils, Claude Balais, de nous avoir
confié ce document.

Depuis quelques jours on parle fort de la guerre à la suite de l’intervention de la Russie dans le conflit Austro-Serbe.

L’Allemagne a déclaré la guerre à la Russie, la France s’arme et le départ des troupes commence.

A dix heures le soir le centre d’aviation se prépare. La 6e escadrille par pour Charleville. A 11 heures les Dragons partent à leur tour et à 3 heures du matin, le 132e embarque au quai de la rue Havé.

Gaston Dorigny

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Gaston Dorigny était marié avec Marie Elise Noll, sœur du grand Sculpteur Alexandre Noll dont voici une rapide biographie :

Noll, Alexandre.
(1890-1970). Sculpteur et graveur sur bois. Né à Reims, 87, rue Lesage, le 19 mai 1890, décédé à Fontenay-aux-Roses le 30 novembre 1970. Alexandre Henri Noll, fils de concierges, d’une famille originaire d’Alsace, après avoir été tisserand et employé de banque, créa pendant 50 ans des meubles et des sculptures abstraites en bois exotique. Il participa régulièrement au Salon des Artistes-décorateurs, dont il fut sociétaire en 1939, puis au Salon des Réalités nouvelles dès 1946. Il est représenté au musée d’Art moderne de Paris. Une exposition des ses œuvres eut lieu à Reims à la fin de l’année 1973.
Source : Jean-Yves Sureau dans La Vie Rémoise

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Mobilisation générale : 30 juillet 1914

Louis Guédet

Jeudi  30 juillet 1914

8H soir  Journée sans nouvelles : on fait le vide ! Plutôt mauvais signe ! Plus de dépêches affichées sans les péristyles des Banques. On est fiévreux en même temps que calme et…  fataliste, avec une pointe de regret si cela ne claquait pas ! Tout le monde sent que c’est une occasion de liquider la situation et la dette de 1870 – 1871. Je vais voir les journaux à la gare.

Impressions, Louis Guédet, Notaire et Juge de Paix à Reims. Récits et impressions de guerre d'un civil rémois 1914-1919, journal retranscrit par François-Xavier Guédet son petit-fils

Paul Hess

éditions Anthropos – Paul Hess travaillait au Crédit Municipal, à l’époque rue Eugène Desteuque, p. 12 en savoir plus

Dans la nuit du 30 au 31 juillet, mon attention en éveil est attiré, de l’appartement que j’occupe avec ma famille, au premier étage, rue de la Grue 7, par un coup de sonnette chez notre voisin M. Erard, lieutenant de réserve au 22e dragons, habitant en face, au n° 12. A la demande « Qui est là ? » faite d’une fenêtre, le visiteur répond qu’il a un pli à remettre contre reçu. C’est un ordre de rejoindre, car au matin, dès la première heure, nous voyons partir le voisin en tenue de campagne. Peu de temps après, je choisis comme but de ma promenade matinale les environs de la caserne Colbert, afin de me rendre compte de ce qui se passe de ce côté.

Lorsque j’arrive, vers 6 h 1/2 sur le boulevard de la Paix, j’y constate un mouvement extraordinaire. Des chevaux, amenés de toutes les directions sont conduits au service de réquisition fonctionnant déjà aux baraquements Seignelay, qui sont séparés de « Colbert » par la rue ds Augustins.

Beaucoup d’allées et venues aussi au 132e. Les voitures régimentaires commencent à s’aligner dans la cour. Visiblement, on est en grands préparatifs de départ.

Je retourne par là vers 13 h . L’atmosphère est fiévreuse cette fois. Les grandes grilles de la caserne sont fermées ; des cyclistes et motocyclistes militaires vont, viennent continuellement et les curieux sont nombreux sur le boulevard.

Il paraît qu’il en est de même aux casernes Neufchâtel, ainsi qu’aux quartiers de 16e et 22e dragons.

En effet, le soir de ce 31 juillet, vers 21 et 22 h, les deux régiments de cavalerie prennent la route de Witry-les-Reims, pour se diriger sur Sedan, dit-on et la même nuit, quelques heures plus tard, c’est-à-dire le 1er août, à 2 h 1/2, le bataillon de Colbert et ceux de Neufchâtel constituant le 132e d’infanterie, partent s’embarquer à leur tour.

Dès le matin, le 1er août, les hommes les plus âgés de la territoriale reçoivent à la première distribution des correspondance, leurs ordres d’appel individuels pour la garde des voies ferrées. La mobilisation générale est affichée le soir, à 17 h ; chacun s’y attendant. Au bureau, deux de nos collègues, Ferry de la réserve de l’active, appelé au 332e et Defauw, de la territoriale, au 46e nous avaient même dit adieu un instant auparavant, sans l’avoir apprise encore officiellement.

Les éditions des journaux de ce même soir, apprennent que l’Allemagne a déclaré la guerre à la Russie. Le dimanche 2 août 1914 est indiqué, sur les ordres de mobilisation affichés, comme étant le premier jour de la mobilisation et le 3 août, l’Allemagne déclare la guerre à la France

Paul Hess dans Reims pendant la guerre de 1914-1918, éd. Anthropos

Le 30 juillet, le journal Paris-Midi parle déjà, paraît-il, de préparatifs militaires chez nous ; son court article est intitulé : « Un conseil de guerre s’est tenu toute la nuit à l’Elysée« . on sait, en outre, que la Russie mobilise à la frontière autrichienne.


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Mercredi 29 Juillet 1914

Est-ce  la  guerre  ??

Par  Maître  Louis  Guédet,  notaire  à  Reims  en  1914

Louis Guédet, fils d’Aimé Guédet et de son épouse née Aurélie Loisy, était né le 27 mai 1863 à Saint-Martin-aux-Champs, près de Vitry-le-François (51). Il est à Paris avec ses parents pendant le siège de 1870. Notaire à Reims, il fut le seul à rester à son poste pendant toute la guerre de 1914 – 1918. Il est décédé à Reims le 5 avril 1929 et enterré à Saint-Martin-aux-Champs.

Mercredi 29 Juillet 1914

10H soir  Je rentre de la Chambre des Notaires où nous avions réunion pour l’examen du dossier de Maître Labitte notaire à Verzy et il me reste une impression de notre réunion durant notre dîner habituel de calme, de sérénité de confiance même…  de désir de la Guerre en raison de la situation actuelle. De 7 que nous étions, 3 partiront dans les 48 heures : Chémery, Démoulin, Jolivet, eh ! mon Dieu ils parlent de leur départ éventuel…  comme s’il s’agissait d’un simple rendez-vous.

Nous les vieux, (Guédet, Peltereau, Labitte, Lefebvre) nous sommes aussi calmes et tous les 7 nous sommes unanimes à dire que ce soit plutôt tout de suite que plus tard – nous avons des chances – nous gardons notre sang froid.

Je vous avoue que ceci me touche plus que toutes les manifestations, (genre juillet 1870) : on se sent, on a confiance en soi, on accepte le sacrifice sans forfanterie, on aurait cru, on croirait que nous causions et qu’il se fut agi d’une partie de chasse. Nous sommes forts puisque nous sommes calmes. Cela m’a fait du bien de nous voir, aussi unanimes, nous notaires qui nous rendons compte de toutes les conséquences de la « Guerre ».

Avant de rentrer, j’ai quitté Jolivet, Peltereau, Labitte en vieux amis. Jolivet me disant « Je vous ai donné ma procuration pour ma femme, je compte sur vous au cas où nous ne nous reverrions pas d’ici…  là…  à Berlin, quoi !! » – « Entendu ! » dis-je, et Labitte « Moi, j’y serai avec l’ami Guédet, quelle flûte nous boirons », et Peltereau d’ajouter « Je risquerai une crise d’estomac ! »

Je passe à la gare, la cour est noire de monde mais un calme, un calme qui était impressionnant. Tout le monde disait on sentait qu’on acceptait…  le sacrifice et on disait…  espoir de Paix ? ou Guerre ? Je crois qu’on préférait celle-ci (la Guerre) plutôt que celle-là (la Paix).

Oui on en a assez !!

Impressions, Louis Guédet, Notaire et Juge de Paix à Reims. Récits et impressions de guerre d'un civil rémois 1914-1919, journal retranscrit par François-Xavier Guédet son petit-fils

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Laurent Tourrier

1914-1918 est un sujet qui tient à cœur à Laurent Tourrier ! Passionné par cette période de l’histoire, surtout par la campagne des Dardanelles et d’Orient. Il réalise des portraits, scènes où sont immortalisés nos valeureux poilus. En 2008, il a également réalisé un ouvrage relatant le parcours d’un aïeul pendant la Grande Guerre. Livre illustré de nombreuses photos, peintures et divers documents d’époque.

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Sur le site de Laurent Tourrier : Toiles14-18
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François Mayu

… Des éclats d’obus qu’il glane depuis dix ans au Chemin des Dames, François Mayu forge de longs cris de métal qui s’élancent vers le ciel en prières étouffées et râles d’agonie…

« Ces années d’imprégnation justifient mon engagement artistique : assembler ces éclats d’obus pour témoigner de l’indicible, créer des corps meurtris, universels.
Mes tableaux et sculptures ont pour titre “Chemin des D
ames” »

FM

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Le site : François Mayu | Le chemin des dames : Peintures & sculptures

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2 – L’école d’Arts et Métiers de Reims victime de 1914-1918

Né à Reims en 1888, Maurice Denoncin est élève de l’École d’Arts et Métiers St Jean Baptiste de La Salle, durant les trois années scolaires 1903-1906. Il intègrera de 1908 à 1911 l’École Centrale de Paris et obtient en juin 1911 son diplôme d’ingénieur des Arts et Manufactures en section mécanique.

Aussi, comme tous « les Centraux » et de par leur formation militaire spéciale, il sera affecté dans l’artillerie lors du conflit 1914-1918 (Sous-lieutenant en août 1914, Lieutenant en février 1915, Capitaine en août 1918, au 46ème Régiment d’Artillerie de Campagne puis au 246ème RAC à compter d’août 1917).

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1906 juillet – Bulletin de Maurice Denoncin – 3ème année – 3ème trimestre – Arts et Métiers de Reims

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1906 juillet – Bulletin Diplôme d’élève breveté des Arts et Métiers de Reims – Maurice Denoncin

Après guerre et dans les années 1920, Maurice Denoncin anime la vie du groupe parisien de l’Association « Amicale des Anciens Élèves de l’École d’Arts et Métiers de Reims – Erquelinnes » qui publie un bulletin.

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1927 avril (Erquelinnes) Amicale des Anciens Élèves de l’École d’Arts et Métiers de Reims – Erquelinnes

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Voir l’article précédent sur l’École des Arts et Métiers
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Hommage aux infirmières de la Première Guerre Mondiale : Reims, Pierrefonds et dans les coeurs.

…La lecture du titre laisse entendre que Reims et Pierrefonds ont quelque chose à montrer, en dehors de l’attachement tout à fait justifié à la cause du dévouement des infirmières lors des conflits et spécialement lors de la guerre de 14-18….

Lire la suite dans le très bel article de J-P B dans son blog Voir et le dire, mais comment ?

Le monument de Reims, place Aristide Briand

Le monument de Reims, place Aristide Briand

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Lexique familial de Louis Guédet

Lexique familial

  • Louis Guédet (1863-1929), notaire à Reims, époux de Madeleine Bataille
  • Madeleine Bataille (1875-1973), épouse de Louis Guédet
  • Aimé Guédet (1836-1919), cultivateur et juge de paix à Saint Martin aux Champs (51), époux d’Aurélie Loisy (1838-1898)
  • Honoré Bataille (1845-1920), directeur des Galeries Rémoises, Président du Tribunal de commerce de Reims, époux de Gabrielle Dopsent (1850-1913)

Enfants de Louis et Madeleine Guédet

  • Jean Guédet (1896-1956), époux de Geneviève Masson (1901-1999)
  • Robert Guédet (1897-1972), époux de Suzanne Boulingre (1899-1980)
  • Marie-Louise (1900-1992)
  • André (1903-1977), époux d’Anne-Marie Guépratte (1917-1998)
  • Maurice (1909-1926) « Momo » lorsqu’il était enfant.
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1 – L’école d’Arts et Métiers de Reims victime de 1914-1918

Article de François Denoncin – Cliquer pour voir toute la documentation de la famille

1900 – Création de l’école d’Arts et Métiers de Reims

Avec le soutien des industriels de la région, les Frères des Écoles Chrétiennes – congrégation enseignante fondée au XVIIe siècle à Reims par Saint Jean-Baptiste de la Salle – ouvrent au 32 de la rue du Barbâtre (à l’emplacement actuelle de la Maison Saint Sixte), l’École d’Arts et Métiers Saint Jean-Baptiste de la Salle. L’école propose un programme d’enseignement technique supérieur et scientifique, en trois ans, comportant : Instruction religieuse et Philosophie, Langue et littératures françaises, Mathématiques élémentaires et Mathématiques spéciales, Géométrie descriptive, Mécanique générale et appliquée, Physique, Électricité industrielle et appliquée (laboratoire d’électricité), Chimie, Technologie, Dessin, et Pièces exécutées aux ateliers d’application (ateliers de mécanique, d’ajustage, machines-outils et tours, de construction, de modelage, de fonderie, de forge). Elle est principalement sous le régime de l’internat et offre une Harmonie musicale.

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CPA – Ecole des Arts et Métiers de Reims – rue du Barbâtre – les ateliers

ob_ae667d_ecam1914-1918 – L’École victime des bombardements de Reims

Au 1er août 1914, débute la Première Guerre mondiale, et dès septembre, la bataille de la Marne, l’incendie de la cathédrale de Reims, puis le siège de Reims et les destructions et bombardements de la ville durant tout le conflit. Le quartier de la rue du Barbâtre n’est pas épargné et à la fin de la Grande Guerre en 1918 il ne reste rien de l’École des Arts et Métiers qui est un amas de ruines.

1919 – Transfert à Erquelinnes (Belgique)

En 1919, L’école des Arts et Métiers de Reims est transférée à Erquelinnes, ville frontalière dans le Hainaut en Belgique, dans les vastes bâtiments de l’École de mécanique et d’électricité industrielle d’Erquelinnes, construite dès 1910 par les Frères des Écoles Chrétiennes. Les deux écoles fusionnent et deviennent « Les Arts et Métiers d’Erquelinnes et de Reims » (A.M.E.R.).

1940 – Réinstallation de l’École à Lyon après l’invasion de 1940

L’histoire de l’École des Arts et Métiers de Reims – Erquelinnes devient sombre le 10 mai 1940 par l’invasion de la Belgique http://14-18.documentation-ra.com/2014/07/2014-07-2-l-ecole-d-arts-et-metiers-de-reims-victime-de-1914-1918/r l’armée allemande et qui investit l’école ce qui entraîne l’évacuation de l’école et la dispersion des élèves. Après cette dispersion, c’est un peu par hasard que l’école s’installe à Lyon (depuis 1940). L’équipe des professeurs d’Erquelinnes comptait à l’époque un certain nombre de frères originaires de l’Est de la France qui souhaitaient s’y installer. Elle est définitivement installée à Lyon depuis 1946 et sous l’intitulé actuel ECAM Lyon (École catholique d’arts et métiers), devenue une grande école d’ingénieurs.

Voir article suivant sur l’École des Arts et Métiers de Reims #2

Sites complémentaires :

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Artisanat de tranchée : Reims martyre

Cliquer pour voir toute la documentation de la famille Denoncin.

1918 Artisanat de tranchée – Cathédrale de Reims Martyre – Hauteur 183mm – Collection famille Denoncin. Carte postale ancienne : Pierre Fréville

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26 avril 1914 – Election d’un Membre de la Chambre des Députés

Cliquer pour voir toute la documentation de la famille Denoncin.

Mode de scrutin : majoritaire uninominal à deux tours dans le cadre de l’arrondissement (ou de la circonscription lorsque l’arrondissement dépasse 100 000 habitants) – lois du 13 février 1889 et du 17 juillet 1889 – les femmes ne votaient pas avant 1945.

Contexte

Les précédentes élections (1910) ayant reconduit la majorité sortante, la France est gouvernée par la gauche républicaine. Pas moins de 9 gouvernements se succèdent de 1910 à 1914. Les nouvelles élections se déroulent 3 mois avant le déclenchement de la Première Guerre mondiale.

Résultats

Ces élections donnent la victoire à la gauche, avec notamment une progression des radicaux et de l’Union républicaine. La SFIO gagne plus de 25 sièges et devient le deuxième groupe de la Chambre. Cependant, le déclenchement de la Première Guerre mondiale entraine la formation de l’Union sacrée en août 1914.

suffrages %
SFIO 1 413 044 16,8
Républicains Socialistes 326 927 3,9
Parti Républicain Radical et Radical-Socialiste 1 530 188 18,1
radicaux indépendants 1 399 830 16,6
Républicains de Gauche 819 184 9,7
Union Républicaine 1 588 075 18,8
Action Libérale Populaire 1 297 722 15,4
nationalistes
réactionnaires
autres 56 086 0,7
Total 8 431 056
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Ville de Reims, 4ème canton, bureau École des garçons Rue Anquetil.

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Janvier 1931, le monument aux morts 1914 – 1918

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Janvier 1931 – Commémoration au Monument au morts 14-18 à Reims avec des anciens combattants.

Le Monument aux morts, place de la République, est inauguré en juin 1930 en hommage aux enfants de Reims tombés au champ d’honneur en 1914 – 1918.

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CPA : F. Demoncin. Photo récente : 30 juin 2014, des travaux de réfection ont commencé depuis quelques jours

Ses inscriptions transmettent son sens :

AUX FAMILLES DES MORTS
POUR EXALTER LA GRANDEUR
DE LEUR SACRIFICE

ENFANTS DE REIMS TOMBES AU CHAMP D’HONNEUR QUE CE MONUMENT ÉDIFIE
PAR VOTRE VILLE MEURTRIE EXPRIME A JAMAIS SON DEUIL ET SA FIERTÉ

AUX GÉNÉRATIONS
NOUVELLES POUR QUELLES
SACHENT ET SE SOUVIENNENT

À l’occasion de sa réfection après la guerre 1939-1945, les années 1914 et 1918 gravées de part et d’autre du monument ont été effacées.

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Parmi les anciens combattants et les personnalités réunis le mois de janvier 1931, l’ancien combattant de 14-18, Maurice Denoncin, enfant de Reims (1888-1986). Par souci d’éducation morale et du devoir de mémoire, il est venu avec son fils Philippe Denoncin (1924-2008), âgé de 6 ans, à sa gauche.

A noter que le monument ne présente pas les noms des enfants de Reims morts pour la France en 14-18, dont le Lt Robert Denoncin (1886-1914) tué lors de la Bataille de la Marne.

Question aux membres et aux visiteurs de Reims Avant & Reims 14-18 : où sont mentionnés les enfants rémois morts pour la France en 14-18 : plaques, livre d’or, autre monument ?

Merci, François Denoncin

Cliquer pour voir toute la documentation de la famile Denoncin

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