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Mercredi 26 juillet 1916

Louis Guédet

Mercredi 26 juillet 1916

683ème et 681ème jours de bataille et de bombardement

1h après-midi  5h soir  Fait quelques courses et je rentre en eau et éreinté, je ne suis plus guère fort. Reçu lettre de ma chère Madeleine, tous vont bien. Ce matin allocations militaires, peu de choses. Vu le Procureur de la République tout à l’heure, à qui je venais demander de m’absenter la semaine prochaine. Comme il me demandait si je serai là dimanche, je lui répondis que j’avais eu l’intention de partir samedi ou dimanche ou lundi. Il me dit : Faites-moi le plaisir de rester dimanche (sous le sceau du secret) M. Herbaux, procureur général, doit venir ce jour-là ici et je veux vous présenter officiellement à lui. « Je n’ai que vous à présenter et à proposer pour la Légion d’Honneur. Ce sera un peu pour le tribunal de Reims, mais ce sera reçu comme cela ». Je lui ai donc promis de rester. La présentation aura lieu à 2h ou 4h. Je ne partirai que lundi matin.

Impressions, Louis Guédet, Notaire et Juge de Paix à Reims. Récits et impressions de guerre d'un civil rémois 1914-1919, journal retranscrit par François-Xavier Guédet son petit-fils

Cardinal Luçon

Mercredi 26 – Visite du Père Bailly qui dîne avec nous ; de M. Garriguet, de M. de Lamarzelle. Écrit au Cardinal Gasparri au sujet des Déportations. Expédié.

Cardinal Luçon dans son Journal de la Guerre 1914-1918, éd. par L’Académie Nationale de Reims – 1998 – TAR volume 173

Mercredi 26 juillet

Au sud de la Somme, nous avons enlevé, au sud d’Estrées, un îlot de maisons puissamment fortifié par l’ennemi. Au cours d’une petite attaque, nos troupes ont chassé les Allemands de quelques tranchées qu’ils occupaient au nord de Vermandovillers.
Entre Oise et Aisne, nous avons dispersé à coups de fusil plusieurs reconnaissances qui tentaient d’aborder nos lignes dans le secteur de Tracy-le-Val.
Sur la rive gauche de la Meuse, une tentative d’attaque ennemie à la grenade, vers la cote 304, a échoué sous nos feux de mitrailleuses.
Sur la rive droite, bombardement violent de toute la région comprise entre Fleury et la Laufée.
En Alsace, après une préparation d’artillerie, les Allemands ont attaqué nos positions de Balschwiller (nord d’Altkirch). Ils ont été repoussés.
Les Anglais ont continué à lutter âprement sur divers points de la ligne de bataille. Ils ont occupé de nouvelles positions de Pozières. L’ennemi a essayé de lancer de gros effectifs sur cette localité. Son effort a été brisé avec pertes.
L’armée de Sakharof a obtenu un nouveau succès à la frontière de Wolhynie et de Galicie.
Les troupes russes du Caucase sont arrivées à 15 kilomètres d’Erzindjan, le centre de l’Arménie.

Source : La Grande Guerre au jour le jour


Estrées


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Samedi 1e juillet 1916

Louis Guédet

Samedi 1er juillet 1916

658ème et 656ème jours de bataille et de bombardement

5h soir  …La nuit dernière vers 10h35 une canonnade furieuse éclatât vers les Caves Pommery pendant 20 mn (10h55). Je me mis en mesure de descendre au cas où la riposte viendrait. J’attendis jusqu’à 11h1/2, puis je me couchais. La nuit s’est terminée dans un calme relatif. Ce matin des avions, de la canonnade, une bombe d’aéro chez Metzger mon boulanger au coin de la rue des Capucins et de la rue Libergier, au n°34 (Une boulangerie existe toujours à cet emplacement). Peu de dégâts. Après-midi assez calme, été au greffe civil, vu Dupont-Nouvion, toujours onctueux et fielleux. Causé de Racine, il ne m’a rien appris que je ne susse. Rentré chez moi pour causer avec Dondaine qui doit représenter Choubry mardi matin dans son affaire de faux passeport.

Impressions, Louis Guédet, Notaire et Juge de Paix à Reims. Récits et impressions de guerre d'un civil rémois 1914-1919, journal retranscrit par François-Xavier Guédet son petit-fils

Cardinal Luçon

Samedi 1er – + 18°. Deux fusiliers marins sont tués par obus allemands place St-Remi. Pas dit messe. Écrit à M. de Lamarzelle(1) pour demander si lettre serait utile.

Cardinal Luçon dans son Journal de la Guerre 1914-1918, éd. par L’Académie Nationale de Reims – 1998 – TAR volume 173

(1) Gustave de Lamarzelle, Boulangiste, il fut un ardent défenseur de l’enseignement libre. Il a aussi été avocat, professeur à la Faculté de droit de l’Institut catholique et président de la conférence Molé-Tocqueville.
Source : Wikipedia

Nicaise5 - Copie

Photo Gallica.bnf.fr

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Samedi 1er juillet

En Belgique, à la suite d’une préparation d’artillerie, les Allemands ont attaqué un saillant de notre ligne aux abords de la route de Nieuport à Lombaertzyde. Notre contre-attaque, aussitôt déclenchée, les a rejetés d’un élément de tranchée où ils avaient pris pied.
Entre Chaumes et Roye, une forte reconnaissance allemande, prise sous notre feu, a été dispersée avant qu’elle ait pu aborder nos tranchées. Entre Oise et Aisne, deux autres patrouilles ont subi le même sort, devant Quennevières et au nord de Vingré.
En Champagne, une petite attaque ennemie à la grenade, sur nos postes avancés à l’ouest de la butte du Mesnil a été aisément repoussée.
Sur la rive gauche de la Meuse, les Allemands ont multiplié leurs actions offensives sur nos positions, depuis le bois d’Avocourt jusqu’à l’est de la cote 304. Entre le bois d’Avocourt et la cote 304, toutes leurs tentatives ont été brisées. A l’est de la cote, ils auraient réussi à s’emparer d’un ouvrage fortifié de notre première ligne, mais ils en ont été délogés ensuite.
Sur la rive droite, après une série d’attaques et de contre-attaques de la part de l’ennemi, nous nous sommes rendus totalement maîtres de l’ouvrage de Thiaumont.
Les Russes ont pris Kolomea et fait 10000 prisonniers.
Les Italiens, avançant sur tout le front, ont capturé 1400 Austro-Hongrois.

Source : La Grande Guerre au jour le jour

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Mercredi 31 mai 1916

Cardinal Luçon

Mercredi 31 – Nuit tranquille ; + 8° ; beau temps sans nuages. Matinée silencieuse. Violente canonnade vers 2 – 3 h. à l’est de Reims. Visite de M. Farre et de M. Misset pour l’œuvre marnaise des Prisonniers de guerre. Ecrit à M. de Lamarzelle.

Cardinal Luçon dans son Journal de la Guerre 1914-1918, éd. par L’Académie Nationale de Reims – 1998 – TAR volume 173

Mercredi 31 mai

Le bombardement a redoublé d’intensité entre le Mort-Homme et Cumières. L’ennemi a dirigé sur l’ensemble des positions de ce secteur une très puissante attaque où il a engagé une division fraîche et nouvellement arrivée.
A notre gauche, nos feux ont brisé tous les assauts ennemis sur les pentes est du Mort-Homme. Dans la région du bois des Caurettes, après plusieurs tentatives infructueuses de l’ennemi, qui a subi des pertes importantes, nous avons dû replier nos éléments avancés au sud du chemin de Béthincourt à Cumières. A notre droite, les Allemands n’ont pu nous déloger des lisières sud du village de Cumières.
Sur la rive droite, lutte d’artillerie très vive à l’ouest du fort de Douaumont.
Un transport autrichien a été coulé dans le port de Trieste par un sous-marin italien.

Source : La Grande Guerre au jour le jour


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