Paul Hess

31 décembre 1917 – Dans le milieu de la nuit, par un froid glacial, entendu sou­dainement des départs des pièces boches. Bombardement.

Bombardement dans la journée, à partir de 13 h 1/2. Explo­sions très fortes, peu éloignées du centre.

Dans la matinée, le général Leroux, commandant le sec­teur de Reims, vient faire visite au maire.

A 16 h 1/2, le personnel des services de la mairie est ré­uni dans le cellier lui servant de bureaux, 6, rue de Mars.

Raïssac en fait l’éloge au maire et par une allusion aux événements auxquels on peut s’attendre, sur le front de Reims, il fait comprendre que les souffrances endurées par suite des bom­bardements fréquents, souvent terribles, ne sont malheureusement pas encore à leur terme.

Le maire répond par un speech dans lequel il espère la vic­toire pour 1918 et l’on boit une flûte du champagne offert par les maisons Lanson et Werlé & C°.

Paul Hess dans Reims pendant la guerre de 1914-1918, éd. Anthropos

Cardinal Luçon

Lundi 31 – + 2°. Nuit tranquille, sauf canonnade vers 2 h.

Cardinal Luçon dans son Journal de la Guerre 1914-1918, éd. par L’Académie Nationale de Reims – 1998 – TAR volume 173

Lundi 31 décembre

Canonnade intermittente en quelques points du front.
Des coups de main ennemis sur nos petits postes au sud de Saint-Quentin, dans la région de Bezonvaux et de Vauquois, sont restés sans succès. Nous avons fait des prisonniers, dont un officier.
Trois avions allemands ont été abattus, dont un par le tir de nos canons spéciaux.
Sur le front britannique, à la suite d’une vive canonnade au nord-est d’Ypres, l’ennemi a dirigé une attaque locale contre les positions de nos alliés de la voie ferrée d’Ypres à Staden.
Il a été entièrement rejeté par nos feux.
Un coup de main allemand a échoué au nord de Passchendaele.
Sur le front italien, on ne signale que des actions d’artillerie, plus vives dans le secteur du mont Tomba.
Des aviateurs anglais ont descendu un ballon captif ennemi à Pieve di Solego.
Des aviateurs ennemis ont renouvelé l’incursion sur Padoue, lançant sur la ville plus de vingt bombes explosives et incendiaires. Trois personnes ont été tuées et trois blessées. De nombreux dégâts ont été causés aux monuments et habitations privées.
Un conflit à surgi à Brest-Litowsk entre les délégués maximalistes et les plénipotentiaires des empires centraux au sujet de l’évacuation de la Pologne, de la Lituanie et de la Courlande par les troupes austro-allemandes.

Source : La Grande Guerre au jour le jour

 

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