Paul Hess

31 octobre 1917 – Sifflements et explosions, à 18 h.

Paul Hess dans Reims pendant la guerre de 1914-1918, éd. Anthropos

Cardinal Luçon

Mercredi 31 – + 6°. Nuit tranquille. Temps couvert.

Cardinal Luçon dans son Journal de la Guerre 1914-1918, éd. par L’Académie Nationale de Reims – 1998 – TAR volume 173

Mercredi 31 octobre

La lutte d’artillerie a été assez active dans le secteur Braye-en-Laonnois-Hurtebise et sur la rive gauche de la Meuse.
Au nord-ouest de Reims, un coup de main sur une tranchée allemande à l’ouest de Brimont, nous a permis de faire subir des pertes sérieuses à l’ennemi et de ramener une vingtaine de prisonniers et du matériel.
Des avions allemands ont bombardé Dunkerque et Calais sans causer de victimes dans la population. La même nuit, Belfort a reçu plusieurs bombes: trois blessés dont une femme et un enfant. Saint-Dié a été également bombardée : un blessé. 4 avions allemands ont été abattus par nos pilotes et 12 contraints d’atterrir avec des avaries. Nos avions de bombardement ont lancé 2.000 kilos d’explosifs sur les gares et dépôts de Lichtervelde et de Gits, en Belgique. En outre, les gares de Maizières-lès-Metz, Longeville-les-Metz, Thionville, etc., ont reçu 7000 kilos de projectiles.
Le repli des troupes italiennes sur des positions assignées, a continué. La destruction des ponts sur l’Isonzo et l’action efficace des troupes de couverture, ont ralenti l’avance de l’ennemi. La cavalerie italienne est entrée en contact avec les avant-gardes ennemies.
Sur le front russe, les Allemands ont essayé, après un violent bombardement, de prendre l’offensive à Laovutsem. Ils ont été repoussés. Dans la région de Riga, ils ont subi un autre échec.

Source : La Grande Guerre au jour le jour

Rue de Contray, Reims

 

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