Cardinal Luçon

Samedi 18 – + 16°. Nuit tranquille ; aéroplanes dans la matinée, tir con­tre eux. Photographe de l’armée me fait poser à la Cathédrale. Obus de temps en temps sifflent sur la ville : tir contre avions à… h. A 7 h. un gros obus éclate en l’air et tombe au coin de la maison Abelé. M. Billaudel en ramasse un gros fragment. A 10 h. soir, combat près de Reims.

Cardinal Luçon dans son Journal de la Guerre 1914-1918, éd. par L’Académie Nationale de Reims – 1998 – TAR volume 173


Samedi 18 août

En Belgique, une attaque des Allemands sur nos nouvelles positions, de part et d’autre du Steensbeck, a complètement échoué. L’ennemi n’a plus ensuite réagi : nous avons réduit les derniers ilots de résistance, et porté à 400 le total de nos prisonniers. Nous avons capturé en outre 15 canons et un grand nombre de mitrailleuses.
L’ennemi a lancé une vigoureuse attaque sur un front de 2 kilomètres entre le moulin de Vauclerc et le plateau de Californie. Repoussé par nos feux, il n’a pu nulle part aborder nos lignes. Il a échoué également dans les violentes offensives à l’est de Cerny.
Canonnade réciproque en Champagne, vers le mont Blond et le Cornillet.
Sur les deux rives de la Meuse, vives actions d’artillerie. Sur la rive droite, après un court bombardement, les Allemands ont déclanché une violente attaque entre la corne nord du bois des Caurières et Bezonvaux. Nos contre-attaques immédiates ont rejeté de presque tous les points les assaillants qui avaient réussi à prendre pied dans les éléments avancés.
Les Anglais, qui avaient occupé Langemarck où ils avaient fait 1800 prisonniers, ont eu une série de contre-attaques à repousser aux abords de Lens.
De violents combats se poursuivent en Moldavie : chaque fois que les Austro-Allemands ont progressé, les réserves roumaines ont reconquis le terrain perdu.

Source : La Grande Guerre au jour le jour

 

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