Paul Hess

21 février 1917 – L’inscription qui avait été ordonnée, pour la préparation des cartes de sucre, indique une population actuelle de 17 100 habitants à Reims.

De nouvelles mesures sont prises au sujet du ravitaillement.

Il y a seulement quinze jours, on pouvait obtenir facilement 500 k de charbon au dépôt, sur le canal, en payant comptant. Depuis que l' »office départemental » est chargé de la répartition des stocks, les demandes autorisées ont d’abord été limitées à 100 kilos ; actuellement, elles ne peuvent excéder 50 kilos, qui sont accordés sur production de pièces d’identité.

L’essence fait défaut, pour la population civile, depuis un mois environ et le pétrole est délivré avec un commencement de restriction, à la mairie.

A partir du 25 février, les boulangers ne pourront plus vendre que du pain rassis.

Paul Hess dans Reims pendant la guerre de 1914-1918, éd. Anthropos

Cardinal Luçon

Mercredi 21 – Nuit tranquille ; brouillard ; + 4° ; malade.

Cardinal Luçon dans son Journal de la Guerre 1914-1918, éd. par L’Académie Nationale de Reims – 1998 – TAR volume 173

Mercredi 21 février

Actions d’artillerie assez vives entre l’Oise et l’Aisne et dans le secteur d’Avocourt.

Sous la protection d’un violent bombardement qui détruisit entièrement une tranchée, de forts détachements ennemis, soutenus par des lance-flammes, se sont précipités à l’assaut d’un petit poste anglais au sud du Transloy.

Nos alliés ont pénétré dans les lignes allemandes à l’est d’Armentières et à l’est d’Ypres, occasionnant de graves dégâts.

Échec allemand sur le front russe près de Porgaitze.

Échec autrichien sur le plateau d’Asiago. Les Italiens bombardent la gare de Tarvis.

L’Amérique somme l’Autriche de préciser ses vues sur la conduite de la guerre sous-marine.

Nouvelles démarches des alliés à Athènes : l’exécution du dernier ultimatum étant incomplète.

Source : La Grande Guerre au jour le jour

avocourt

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