Cardinal Luçon

Dimanche 6 – Nuit silencieuse ; + 2. Quelques coups de canon pendant le jour. Cinq on six bombes chez les Petites Sœurs des Pauvres. Des aéroplanes allemands ayant vu les soldats venir au vaccin et a la messe les ont signalés, et aussitôt les obus sont tombés.

Cardinal Luçon dans son Journal de la Guerre 1914-1918, éd. par L’Académie Nationale de Reims – 1998 – TAR volume 173

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Dimanche 6 février

Entre Soissons et Reims, tir de notre artillerie sur la tête de pont de Venizel et les ouvrages ennemis de Vendresse et de Cernay. Une colonne en marche a été prise sous notre feu, à l’est de Saint-Souplet.
En Champagne, nos batteries ont endommagé les organisations allemandes du plateau de Navarin.
Entre Aisne et Argonne, nous avons bombardé les abris et les tranchées de Saint-Thomas. A la Haute-Chevauchée, nous avons occupé une portion d’entonnoir.
Le sergent pilote Guynemer a abattu un avion allemand dans la région de Frise. C’est le cinquième appareil qu’il détruit.
M. Zimmermann, sous-secrétaire d’État allemand aux Affaires étrangères, parlant au correspondant d’une agence américaine de l’affaire du Lusitania, a déclaré que le cabinet de Berlin était arrivé à l’extrême limite des concessions.
A la suite de la découverte des faits délictueux reprochés aux colonels Egli et de Wattenwyl, le Conseil fédéral suisse a décidé de transférer l’état-major de Berne à Lucerne.

 

Source : La Grande Guerre au jour le jour

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