Réveil à 4 h 1/2 par des explosions de bombes d’aéro.

– Aujourd’hui, les journaux publient ainsi le communiqué relatif au bombardement de la soirée du 28 avril :

Reims de nouveau bombardée.

Reims a reçu 500 obus dont beaucoup d’obus incendiaires ; ceux-ci ont allumé plusieurs incendies, mais on a pu les circonscrire et les éteindre rapidement.

Ceci ne fortifiera pas encore notre confiance dans les renseignements officiels donnés par les communiqués, car nosu savions déjà que le service spécialement chargé de ce contrôle, ici, à Reims, a relevé neuf points de chute de projectiles, pour cette séance mémorable.

Paul Hess dans Reims pendant la guerre de 1914-1918, éd. Anthropos

Samedi 1er – Nuit tranquille. À 9 h gros canons ; item de temps en temps durant la nuit du 30 au 1er. Bombes dans la matinée. À 2 h bombes entre batteries, sans doute. Bombes de temps en temps dans la soirée.

Cardinal Luçon dans son Journal de la Guerre 1914-1918, éd. par L’Académie Nationale de Reims – 1998 – TAR volume 173

Pendant ce temps là à Gerardmer :

le 1er mai 2, 3, 4 un bombardement dans la soirée

Renée Muller dans Journal de guerre d'une jeune fille, 1914

Voir la suite sur le blog : Activités de Francette: 1915 : janvier à juillet : 2e carnet de guerre de Renée MULLER

Source : http://joseph-nicolas.skyrock.com/3079896729-Gerardmer-1er-mai-1915-General-Joffre.html

Samedi 1er mai

Nous avons progressé au nord d’Ypres, dans la région de Streenstraate; nous avons gagné là une profondeur de 500 mètres à un kilomètre, en enlevant deux lignes de tranchées successives et en faisant de nombreux prisonniers. Reims a reçu 500 obus, dont quantité d’obus incendiaires – qui ont allumé plusieurs incendies, mais ceux-ci ont été éteints rapidement. En Champagne, l’ennemi a bombardé une de nos ambulances et blessé un médecin. Dix-neuf obus de 380 sont tombés sur Dunkerque : ils provenaient de canons placés dans les lignes allemandes. Vingt personnes ont été tuées, quarante-cinq blessées, et plusieurs maisons détruites. Une importante conférence a eu lieu à Rome, entre MM. Salandra, Sonnino et le général Cadorna, chef de l’état-major. Les combats demeurent incessants au col d’Usjok, dans les Carpathes; ils continuent à tourner à l’avantage des Russes. Ceux-ci refoulent également les avant-gardes allemandes qui attaquaient vers le Niémen. Trois vapeurs anglais ont été coulés par des sous-marins allemands. François-Josef a mandé en consultation le comte Goluchowsky, ancien ministre des Affaires étrangères d’Autriche-Hongrie, qui avait toujours été partisan de l’entente russe. 
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