Nous avons encore été bombardés le 7. La canonnade, de notre part, n’a pas cessé de toute la journée du 8, de la nuit suivante et des journées des 9 et 10.

Au cours des nuits des 10 au 11 et du 11 au 12, un bombardement violent a été mené sur le quartier de Saint-Remi et vers la maison de retraite. Des batteries seraient nouvellement installées dans les parages, paraît-il ; l’ennemi cherche vraisemblablement à les démonter.

Aujourd’hui 12, journée calme.

– Ainsi que tous les soirs depuis quelques temps, je vois fonctionner de mon lit, avant de m’endormir, les projecteurs éclairant les lignes devant Reims, sur le front Bétheny-Cernay. Ces jours derniers, ils m’ont rendu service assez souvent pour regagner, dans la nuit noire la rue Bonhomme.

Paul Hess dans Reims pendant la guerre de 1914-1918, éd. Anthropos

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Vendredi 12 – Nuit comme la précédente. Bombes d’heure en heure. Visite à Saint-Benoît, à Clairmarais, à M. Guédet incendié.

Cardinal Luçon dans son Journal de la Guerre 1914-1918, éd. par L’Académie Nationale de Reims – 1998 – TAR volume 173
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