Nuit assez calme, Canonnade au loin. Fortes détonations de nos pièces, dans la journée.

Paul Hess dans Reims pendant la guerre de 1914-1918, éd. Anthropos

Vendredi 20 – Nuit tranquille ; quelques coups de canon.

Toute la journée, canonnade et bombes, mais non sur la ville.

Après-midi, visite à l’Ambulance des Trois-Fontaines – Bombes à 10 h et 4 h sur la ville. Gros canons.

M. Compant nous quitte pour aller demeurer au Séminaire ; où la cuisinière sera utile.

Cardinal Luçon dans son Journal de la Guerre 1914-1918, éd. Travaux de l’Académie Nationale de Reims

A sa visite du matin, Félicie, se faisant l’écho des canons de ses voisins, exprime sa crainte que pour des raisons d’ordre militaire l’évacuation du quartier soit prescrite à
brève échéance.

En prévision et pour laisser le moins de butin possible aux pillards qui ne manqueraient pas, dans cette éventualité, de pénétrer dans les immeubles déserts, j’envoie Hénin qui avec sa brouette, et en deux voyages, rapporte conserves, fruits et vins.

Il continuera demain.

Et s’il lui faut s’en aller, je dis à Félicie de venir se réfugier rue de Talleyrand.

Paul Dupuy - Document familial issu de la famille Dupuis-Pérardel-Lescaillon. Marie-Thérèse Pérardel, femme d'André Pérardel, est la fille de Paul Dupuis. Ce témoignage concerne la période du 1er septembre au 21 novembre 1914.

Source : site de la Ville de Reims, archives municipales et communautaires

Collection Pierre Fréville

Collection Pierre Fréville

20/11 – Vendredi – Temps superbe, gelée. Violente canonnade toute la journée et la nuit. Les grosses pièces font rage car elles font trembler les maisons. La nuit, quelques bombes en ville dont une à 4 h du matin sur le théâtre parait-il.

Carnet d'Eugène Chausson durant la guerre de 1914-1918

Merci à Marie-Lise Rochoy, sa petite-fille pour avoir mis en ligne ce beau carnet visible sur ce lien

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