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Dimanche 17 juin 1917

Louis Guédet

Dimanche 17 juin 1917

1009ème et 1007ème jours de bataille et de bombardement

1h1/2 après-midi  Nuit plus qu’agitée, des bombes un peu partout à chaque instant, bataille, peu ou pas dormi. Chaleur torride ajoutée à cela. On est à moitié démoli. Ce matin messe à 7h dite par Mgr Neveux. Le Cardinal a lu une lettre relative au vœu au Sacré-Cœur pour la délivrance et le triomphe de la France fait par tous les archevêques et évêques de France, et célébré à partir du Sacré-Cœur tous les ans le vendredi de la Fête-Dieu. Assez de monde. (Rayé) qui était (rayé) comme (rayé) il ne voulait pas (rayé). Pensez donc ? On (rayé) en ce moment ! Quant au Cardinal, c’est la bonté et le sourire même, quelques communions et la communion consommatrice de la même fidèle de l’Hostie qui a servie à la bénédiction du Salut après la messe.

Rentré travailler, mais fatigué de la nuit. Eté au courrier rue Libergier. Peu de lettres, aperçu Beauvais, toujours la bouche en cœur, on décore donc en ce moment même notre bon Cardinal. (Rayé) et Dramas de l’Éclaireur de l’Est. Ces (rayé) déshonorent la (rayé) 3 premiers. Ma foi je ne vais pas (rayé) là, non j’aime mieux avoir ma croix de la Justice et…  même tout seul. Vraiment mon (rayé) me semble être le (rayé) et Dieu sait quels piètres (rayé). Je passerais encore (rayé) mais (rayé) un politicien, arrivé à peine depuis 8/10 mois, qu’on décore avec ceux qui sont restés tout le siège de Reims (34 mois) et qu’à-t-il fait, rédigé l’Éclaireur de l’Est qui (rayé) avait (rayé) ici par Lenoir et Mignot pour éclairer le Monde (?) non Reims dans les ténèbres de l’obscurantisme, puisque l’Éclaireur n’éclairait plus notre ville en deuil de sa bonne parole. Bref au marché entre pantins…  Lenoir disant à Dramas : « Viens à Reims et dans 6 mois on te décorera !… » Je me demande si Dramas, ayant ce qu’il désire, ne va pas fiche le camp comme les autres décorés…  Mme Fouriaux, Guichard qui ne cherche qu’un prétexte, et autres blédards de même tonneau. Pantins. Je le répète.

Je n’ai qu’un désir, c’est que bientôt et vite le Ministre de la Justice me décore à la barbe de tous ces pleutres-là. Au moins j’aurais la satisfaction de penser que je ne leur dois rien, en attendant que je leur dise, et en plein bec. C’est moi qui aurais eu le sourire…  Et ma foi, ils ne l’auront pas volé.

1h3/4  Çà tape toujours, heureusement que nos décorateurs décorent dans les caves Werlé où est installé l’Hôtel de Ville. (Rayé).

Je vais tâcher d’aller faire un tour pour tuer mon temps, en attendant d’être tué…  moi je ne puis espérer qu’une croix de bois, et encore est-elle bien nécessaire pour que je repose de mon dernier sommeil. Un peu de gazon ! C’est suffisant !

4h1/2 soir  Porté travail à mon vieil expéditionnaire M. Millet, rue Souyn, revenu par les marais et les tilleuls. Les pauvres tilleuls !! Ils sont radicalement mangés par les chenilles. C’est navrant, et plus d’ombre. Retourné pour prendre un journal que je trouve place d’Erlon. Je ne vais pas plus loin et me dispose à rentrer chez moi quand je rencontre M.M. Albert Benoist et Lelarge qui m’annoncent la venue de Poincaré, Président de la République, accompagné de Léon Bourgeois, Vallé, Monfeuillart, etc…  des généraux Micheler (commandant la Vème Armée depuis le 22 mai 1917), Fayolle (commandant le groupe d’Armées du centre depuis mai 1917) pour décorer le Cardinal qui était très ému, parait-il. Échange de discours parfaits me disent ces Messieurs…  Émile Charbonneaux, de Bruignac, Beauvais, Dramas et ce bon M. Martin, secrétaire de la sous-préfecture, il l’a bien gagnée. Croix de Guerre à Mmes Luigi et Tonnelier des Hospices, et enfin des citations à l’ordre…  assez nombreuses. Et voilà les nouvelles.

On voit bien que le Président de la République venait, car on ne voyait pas un soldat et encore bien moins nos galonnards fêtards et pillards. Il fallait jeter de la poudre aux yeux, et éviter de montrer les désordres journaliers de nos rues…  Brutes, va !!

Comme je causais avec ces messieurs, le bon Père Gérard, un original, m’interpelle : « Eh ! bien ! M. le juge de Paix, vous n’êtes pas décoré des 2 croix, Légion d’Honneur et Croix de Guerre ?! » Alors de lui répondre : « Pensez-vous ? Il n’en peut être question. Et puis vous dites des choses qu’on ne doit pas dire, encore bien moins penser parce qu’elles n’arriveront jamais ». Alors lui de protester, mes 2 interlocuteurs étaient plutôt en harmonie. Je les quittais en rentrant mélancoliquement chez moi, dans ma prison. Beau jour pour les uns et tristesse pour moi.

Impressions, Louis Guédet, Notaire et Juge de Paix à Reims. Récits et impressions de guerre d'un civil rémois 1914-1919, journal retranscrit par François-Xavier Guédet son petit-fils

Paul Hess

Dimanche 17 juin 1917 – Bombardement, le matin, vers Pommery.

Dans la matinée, à la mairie où j’étais allé, comme d’ha­bitude, M. Raïssac m’a fait savoir que le président de la République doit venir cet après-midi remettre quelques décorations, notam­ment la croix de chevalier de la Légion d’Honneur à Mgr le cardi­nal, MM. Em. Charbonneaux et de Bruignac. M. Raïssac exprimait le désir que l’invitation d’assister à la cérémonie qui aura lieu à 14 h, dans le cellier d’expédition de la maison Werlé & Cie, 6, rue de Mars, et ne devait pas être connue plus tôt, soit transmise aux collègues qui pourraient en être avertis.

Je vais sans tarder, faire part de cette invitation du secrétaire en chef à Cullier.

A 14 h 1/2, M. R. Poincaré, président de la République, en vareuse, jambières et casquette à visière de cuir, descend d’une auto qui vient de s’arrêter aux caves de la maison de vins de Champagne de Mun, 6, me de Mars (dont la raison sociale est : Werlé et Cie). Il est suivi de quelques personnages officiels.

Montant rapidement les marches accédant dans la salle où se trouve réunie une assistance peu nombreuse, il va directement vers Mgr Luçon, à qui il donne l’accolade, salue le maire, puis les futurs légionnaires s’étant alignés, le président de la République exalte leurs mérites en un petit discours très élevé, disant combien ils se sont montrés dignes de la récompense qu’il a la joie de leur ap­porter, au nom du gouvernement de la République.

Mgr le cardinal répond par quelques mots seulement, pour remercier M. le Président de la République, en reportant sur son clergé, dont il loue l’attitude, les mérites du grand honneur fait à sa personne.

M. R. Poincaré remet alors aux nouveaux décorés, dans l’or­dre suivant, la croix de Chevalier de la Légion d’Honneur, qu’il épingle sur leur poitrine, après lecture de la citation concernant chacun d’eux, par un colonel : S. Em. le cardinal Luçon ; MM. Em. Charbonneaux et de Bruignac, adjoints au maire ; Beauvais, direc­teur de l’école professionnelle ; Martin, secrétaire général de la sous-préfecture ; Dramas, rédacteur de L’Eclaireur de l’Est ; M. le Dr Harman, absent, est également nommé.

La croix de guerre est décernée ensuite à Mlle Luigi, directrice de l’hôpital civil et à Mme Tonnelier, puis, sont cités à l’ordre du jour civil : MM. Marcelot, chef-fontainier du Service des eaux ; Plichon, chef-mécanicien à l’Usine des eaux ; Raullaux, directeur du Service des Eaux ; Dr Gaube ; Palliet, commissaire central de police ; Speneux, commissaire de police du 3e Canton : Grandin, chef du service du Ravitaillement ; Rousseaux, directeur de l’abat­toir.

Le personnel de la mairie, fier de voir à l’honneur ceux qu’il a vus à l’œuvre depuis septembre 1914 — M. Emile Charbonneaux et de Bruignac, adjoints, ainsi que des collègues ou camarades dont le rôle a été particulièrement remarqué — est heureux aussi d’assister à cette réunion toute d’intimité, qui se déroule sans pro­tocole, sans service d’ordre et sans le moindre apparat dans une salle bombardée, dont les murs laissent voir la brèche d’entrée d’un obus. Aucune tenture, aucun écusson ne sont venus amoin­drir le caractère inopiné de la visite présidentielle, que ce cadre non apprêté rend d’une simplicité émouvante, dans une atmos­phère toute de sympathie.

Le service d’honneur est fait par quatre hommes du 410e d’infanterie, commandés par un lieutenant et escortant le drapeau du régiment.

Deux ou trois gendarmes, venus en même temps que les voitures, étaient restés dans le chartil.

Pendant le cours de cette cérémonie qui se termine dans l’ab­solu mélange des personnalités et des invités désirant présenter leurs félicitations aux décorés, j’ai entendu le ronronnement d’un avion chargé sans doute d’exercer une surveillance au-dessus du local où elle avait lieu.

Étaient présents : les sénateurs et députés de la Marne ; le préfet, le sous-préfet, le maire de Reims, M. le Dr Langlet, les géné­raux Fayolle, Mucheler, Cadoux et d’autres officiers, quelques membres du clergé de l’archevêché ayant accompagné Mgr Luçon, avec M. le chanoine Lecomte, secrétaire général, trois ou quatre dames et les représentants des services municipaux ayant pu être prévenus — mairie, police, etc.

Paul Hess dans Reims pendant la guerre de 1914-1918, éd. Anthropos

Sur la photo autour du Président et du Maire Langlet : Chapron , Valle, Monfeuillard, Baillez, Cadoux, Harman, Guichard, Bataille, Charbonneaux, de Bruignac, Beauvais, Martin, Dr, Raissac, Paillet, Lejeune, Demaison, Rousseau, Raullaux, Chatelle.

Source de la photographie : Archives Municipales et Communautaires, Reims


Cardinal Luçon

Dimanche 17 – A 8 h., + 23°. Messe Chapelle du Couchant, lecture par moi-même de la Lettre pastorale n° 101, et du Vœu au Sacré-Cœur. Aéro­planes, tir contre eux ; tir continu (les 2 batteries ?) toute la matinée. Visite à Reims du Président de la République. Il remet la Croix de Chevalier de la Légion d’honneur à MM. de Bruignac, Charbonneaux – et autres, et à moi. Je le remercie. Je lui fais visiter la Cathédrale. Au sortir, il me fait remettre un billet de 500 f. pour mes œuvres. Bombes jusqu’à 3 h. 2 obus à Saint- Maurice. Plusieurs personnes ont été blessées dans la matinée. M. Poin­caré va les visiter.

Cardinal Luçon dans son Journal de la Guerre 1914-1918, éd. par L’Académie Nationale de Reims – 1998 – TAR volume 173

17 juin 1917, visite du président Poincaré à Reims, ici avec le Cardinal Luçon, au fond à gauche, le Docteur Langlet Collection Gallica-BNF


Dimanche 17 juin

Canonnade assez vive sur le front de Champagne.

Près de Courcy, nous avons repris une tranchée dont tous les occupants ont été tués ou capturés.

Sur le front italien, à l’est du massif de l’Adamello, des détachements d’un bataillon alpin et des skieurs, malgré une défense acharnée de l’ennemi, ont attaqué la position de Corno-Cavento (3400 mètres d’altitude), qu’ils ont prise d’assaut. Les Italiens ont fait des prisonniers et capturé 2 canons de 75, un mortier et 4 mitrailleuses. Sur tout le front du plateau d’Asiago, l’ennemi a entretenu un violent feu d’artillerie.

Sur l’Ortigaro, les positions italiennes ont été de nouveau attaquées avec une extrême violence. L’ennemi a subi de très lourdes pertes; il lui a été fait 52 prisonniers. Une autre tentative a échoué dans la vallée de San Pellegrino. Des colonnes de camions autrichiens ont été atteints par l’artillerie italienne sur la route de Chiopovano ainsi que des détachements de troupes à l’est de Castagnovizza.

Les troupes franco-anglaises continuent à progresser en Thessalie au delà de Trikalu et de Colombaka.

M. Venizelos a envoyé un télégramme de remerciements à M. Ribot au nom de la Grèce libérée.

Source : La Grande Guerre au jour le jour

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Lundi 2 avril 1917

Louis Guédet

Lundi 2 avril 1917  Rameaux

933ème et 931ème jours de bataille et de bombardement

6h soir  Temps nuageux, froid glacial avec vent en tempête. On ne cesse de bombarder, on en a les nerfs cassés, brisés. Départs et fuites sans nombre. Ce matin je devais partir voir mon cher enfant Robert à Nanteuil-la-Fosse où il est cantonné (?) A 5h1/2 la voiture devait venir me prendre, mais point de voiture. Impossible d’en trouver une autre. Il m’a fallu abandonner mon projet, cela m’a fait gros cœur. Annihilé toute la matinée, écrit à Robert pour lui dire ma déconvenue au pauvre petit, à Madeleine pour lui dire la même chose. Je demande à tout hasard à ce pauvre enfant qu’il m’écrive s’il espère être encore là à la fin de la semaine, mais j’ai peu d’espoir.

Été à la ville à 2h1/2 prendre les dossiers des allocations en appel. 14 affaires seulement que je viens de voir et mettre au point. Je convoque pour le mercredi 25 avril 1917 à 2h au Palais de Justice. Rencontré là Chézel, Houlon, Charles Heidsieck, Beauvais. Il y avait conseil municipal. Entré voir le Maire pour lui faire mes condoléances et lui dire toutes mes sympathies à l’occasion de la mort de son gendre le Capitaine Morlière. Il parait fort affecté. Il commençait à me demander quelques renseignements pratiques sur la réunion du conseil de famille de l’enfant, un petit-fils (Jacques Morlière (1915-1946)), quand est survenu M. Godart, sous-secrétaire d’État (Justin Godart, Sous-secrétaire d’État chargé du Service de santé militaire, fondateur de la Ligue contre le cancer en 1918 (1871-1956)), qui venait pour s’occuper de l’évacuation des femmes et des enfants dont la présence est inutile ici, et dont les vies peuvent être en danger, surtout celles dont les habitations sont proches de nos batteries. Je me suis retiré et je me propose d’aller voir le Dr Langlet demain matin pour reprendre notre entretien. Vu Lelarge très affecté, aux larmes presque, à cause des dégâts faits ce matin par le bombardement acharné et systématique fait sur son usine du boulevard Saint-Marceaux, 300 obus ce matin. Il parait que c’est épouvantable ! Il y a encore eu des victimes ce matin vers la place St Thimothée, entre autres M. Lartilleux, pharmacien, légèrement blessé heureusement.

Le bombardement n’a pas cessé depuis ce matin, on est anéanti. Cela tape un peu partout sur les faubourgs, par séries…  Quand cela finira-t-il ? Tout le monde en a assez. Le Pasteur Protestant M…… (non cité) que j’ai vu tout à l’heure va également partir après avoir fait partir tous ses fidèles, et combien encore !! comme cela. Il est temps que cela cesse.

J’ai froid, je souffre. C’est une vraie agonie.

6h25 soir  En ce moment c’est une vraie tempête de vent et de pluie glaciale, on ne s’entend pas.

8h soir  Vers 7h le lieutenant de vaisseau Robert de Voguë est venu avec ses 2 témoins pour me signer sa procuration pour recueillir la succession de son Père, Melchior, marquis de Voguë. Tout en causant, je prends les noms des témoins : Charles d’Hespel (terminera comme Capitaine de Frégate (1894-1955)), enseigne de vaisseau, qui a été camarade de collège à l’École des Postes de Versailles de Jean, dont il se souvenait très bien. M. de Voguë me quitta en me disant : « Voilà ma première signature donnée sous les bombes devant notaire !… » Je lui ai répondu que cela lui porterait bonheur ! Charmant homme, très distingué. En ce moment, le silence. Quel calme après cette tempête de mitraille depuis 48 heures ! Pourvu qu’ils nous laissent tranquille cette nuit. Je ne suis pas gourmand, je leur demande une nuit tranquille sur 3. Je vais me coucher. Je suis éreinté.

Impressions, Louis Guédet, Notaire et Juge de Paix à Reims. Récits et impressions de guerre d'un civil rémois 1914-1919, journal retranscrit par François-Xavier Guédet son petit-fils

Paul Hess

2 avril 1917 – Journée terrible encore, dans la matinée principalement pour le boulevard de Saint-Marceaux et son voisinage, et dans l’après- midi pour toute la ville.

2 300 obus environ aujourd’hui. Riposte faible de notre ar­tillerie.

Paul Hess dans Reims pendant la guerre de 1914-1918, éd. Anthropos

Cardinal Luçon

Lundi 2 – + 1°. Nuit plus tranquille, couché à la cave. A 9 h. matin, visite rue du Jard, de Venise, Gambetta, Bon Pasteur. Bombardement. Bom­bardement violent : 6 tués, et 17 blessés ; (six tués au moins, dont 4 vus par le Docteur Simon ; et 2 avenue de Laon.

Cardinal Luçon dans son Journal de la Guerre 1914-1918, éd. par L’Académie Nationale de Reims – 1998 – TAR volume 173


Lundi 2 avril

Sur la Somme et sur l’Oise, actions d’artillerie intermittentes; fusillades assez vives aux avant-postes. Nous avons dispersé des patrouilles ennemies et fait quelques prisonniers.

Au sud de l’Ailette, au cours d’une action offensive vivement menée, nos troupes ont enlevé depuis l’Ailette jusqu’à la route de Laon p1usieurs systèmes de tranchées et des points d’appui organisés à l’est de Neuville-sur-Margival. L’ennemi, qui a fait une défense énergique, a été rejeté avec des pertes sérieuses jusqu’aux abords de Vauxaillon et de Laffaux. 108 prisonniers dont 2 officiers et 4 mitrailleuses sont restés entre nos mains.

En Champagne, grande activité des deux artilleries à l’ouest de Maisons-de-Champagne. Nos batteries ont pris sous leurs feux des contingents ennemis aperçus en marche dans cette région.

Sur tout le front belge, violente lutte d’artillerie, spécialement dans la région de Dixmude. Lutte de bombes et de grenades vers Steenstraete.

Les Anglais ont pris Epéhy et deux autres localités et effectué plusieurs raids heureux sur les tranchées allemandes.

En Macédoine, l’ennemi a bombardé nos positions du Vardar et tiré une quarantaine d’obus sur Monastir.

La riposte vigoureuse de notre artillerie lourde contre les batteries adverses a provoqué une explosion dans le secteur de la Cerna. Une attaque autrichienne a été repoussée par les Ita1iens près de Gorizia.

Source : La Guerre 14-18 au jour le jour

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