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Vendredi 4 mai 1917

Louis Guédet

Vendredi 4 mai 1917

965ème et 963ème jours de bataille et de bombardement

8h20 soir  Quelle journée !! Bataille bombardement la nuit. Temps beau mais s’embrumant. Je me lève tard, ayant peu dormi. Je monte vers 9h1/2, et à 10h dans ma chambre pour faire une toilette. Explosion formidable !!  cela parait proche, mais j’ai appris que c’était un dépôt de munitions qui avait sauté au Château d’Eau qui est aplatit, dit-on ! Et l’eau de la ville ??? Ce serait grave si c’était vrai !! Je descends en cave et je remonte dans ma chambre vers 10h20. Je me rase, fait ma toilette,  je descends à la cuisine et à peine descendu, à 10h50, 3 bombes coup sur coup, tout proche me semble-t-il. Nous descendons en cave, et à peine descendus, de la fumée vers le garage automobile de la maison. On monte et l’une des 3 bombes avait broyé la majeure partie de mon pauvre mobilier sauvé du naufrage, un gros marronnier coupé, la buanderie de la maison soulevée, les w.c. de service écrasés, et…  mes pauvres meubles bien mal en point…  pour un premier vendredi du mois, c’est réussi !! je suis bien brisé, découragé…

Je vais tout de même à la Poste à 2h. Trouvé lettre de ma chère femme, la pauvre aimée, elle ne se doute guère que tandis que la maison de son Père est sauvée, indemne, son pauvre reste de mobilier est broyé. Je n’ai pas le courage de le lui dire dans la lettre que je laisse à la Ville où je vais après.

Là, à la Poste, la population qui attend ses lettres est très montée…  on en entend de belles sur nos officiers galonnés.

Hier une femme bien mise, qui doit être réfugiée chez Chapuis racontait à ma domestique vers 6h du soir qu’elle fut interpellée par un Général de Division, à qui elle faisait remarquer le désastre à l’Hôtel de Ville, et celui-ci de lui dire : « Ma brave dame, que faites-vous ici ? vous feriez mieux de vous en aller ! » – « Mais, Monsieur le Général, voilà 32 mois que je suis ici, pourquoi partirais-je ? Et puis, il faut bien que je veille à ce que mon pauvre petit mobilier soit préservé du pillage de vos officiers et des soldats !… » – « Oh ! ma brave femme, ce n’est rien, et puis ce n’est pas fini, vous en verrez bien d’autres !!… » de répondre le galonné, ou plutôt l’étoilé !! Alors la femme ne se gênât pas pour lui dire ce qu’elle pensait des pillards galonnés.

Hier Curt, des Galeries Rémoises, obtint d’un lieutenant et d’une section du 7ème Génie de faire sauter un immeuble de la rue des Boucheries pour couper l’incendie qui gagnait la rue de Pouilly. Et comme celui-ci lui demandait pourquoi ils ne faisaient pas cela partout pour couper le fléau dans chaque rue, le lieutenant lui répondit qu’il avait l’ordre de se tenir à la disposition du Capitaine des Pompiers de Paris Bardenat (mon engueuleur d’hier) pour faire le nécessaire, mais que celui-ci se gardait bien de le requérir !!…  Toujours la même chose : Il y a comme un mot d’ordre de donné : « Laisser détruire Reims coûte que coûte !! » Pourquoi ??…  L’avenir et l’Histoire le diront ! J’espère bien ??  Mais quelle honte ! pour l’Armée.

En résumé les Pompiers de Paris, depuis qu’ils sont là, et surtout sous les ordres de Bardenat, ont fait tout, surtout pour se défiler et laisser brûler Reims !

A la Ville vu Raïssac (le Maire arrivait quand je sortais, et m’a serré la main) une occasion pour lettre. Rencontré Houlon et Grandremy. On a sauvé la toile de la salle des mariages « (Mariage romain) » mais que de pertes…  d’arts. Je fais le tour du désastre : c’est navrant. Harel, Douce, Bigot sont brûlés.

Je vois Bompas qui m’apprend que ce matin, en allant à la cave de la Chambre pour voir si les archives étaient intactes, s’est aperçu qu’on avait volé dans la nuit 25 bouteilles de Champagne. Heureusement les pillards n’ont pas vu l’argenterie qu’il me remettra demain, car le pauvre garçon est déterminé à partir dans son pays natal près de sa Mère. Je ne puis l’en empêcher. Je m’en ferai une raison avec ce que nous passons.

Rentré à la maison, jeté sur mon lit et dormi, un cauchemar, mais j’étais dans une chambre ! et non dans une cave ! quand reprendrais-je ma vie un peu humaine ?

En passant vu l’abbé Camu et le Père Griesbach. Je conte mes histoires avec les Pompiers et les pillards, et l’abbé Camu nous raconte qu’on aurait trouvé dans la rue une lettre d’une femme d’un officier cantonné ici qui écrivait à celui-ci : « Je n’ai plus guère de linge, envoie m’en donc d’où tu es ! » C’est net et précis…  Alors le bon Curé de la Cathédrale de dire : « Reims otage de la France égoïste, nous devons disparaitre pour satisfaire les appétits de tous ces jouisseurs là, officiers, généraux et soldats… »  C’est mort.

Et nous, nous souffrons !!

Impressions, Louis Guédet, Notaire et Juge de Paix à Reims. Récits et impressions de guerre d'un civil rémois 1914-1919, journal retranscrit par François-Xavier Guédet son petit-fils

Paul Hess

4 mai 1917 – Dans le voisinage, d’autres incendies commencés la veille, sont maintenant, par endroits, en pleine activité.

La rue Thiers brûle, dans sa partie gauche, à partir du n° 1 et le sinistre ne s’arrêtera qu’après destruction du n° 31 (angle de la rue du Petit-Four) ; à droite de la même rue, tout le pâté de mai­sons compris à partir de la place de l’hôtel de ville, jusqu’à la rue Rouillé et faisant retour par les rues de la Renfermerie et des Con­suls, est déjà détruit par le feu depuis hier. Il en est de même de la partie du boulevard de la République allant du n° 1 à la maison n° 25, sise au coin de la rue de la Tirelire, que je remarque parti­culièrement, parce qu’au moment où je passe rapidement, elle est entièrement attaquée par les flammes. Des incendies ont détruit partiellement encore les rues Salin et du Carrouge ; la rue des Boucheries l’est presque en totalité, car seule y subsiste la maison n° 8.

Dès le matin j’ai fait cette tournée, voulant avoir un aperçu des dégâts considérables occasionnés par le furieux bombarde­ment mélangé d’obus incendiaires que nous avions subi, qui avait été si bien localisé sur le quartier de l’hôtel de ville et de très bonne heure, je suis auprès du monument.

Hier soir, lorsque nous nous sommes séparés, exténués, la chaleur dégagée par l’immense brasier nous avait obligés à raser le mur opposé de la rue de Mars pour gagner vivement la place, en sortant du 6. Ce matin, il est possible de s’approcher de l’édifice, réduit à l’état de squelette, avec toutes ses ouvertures béantes. J’en fais le tour et mon premier soin est d’aller rue de la Grosse- Ecritoire, voir l’état du sous-sol profond où se trouvaient les regis­tres et la comptabilité de l’administration du mont-de-piété, que j’y avais mis en sûreté, avec l’aide des pompiers, le 8 septembre 1915. Là, avaient été placés aussi tout dernièrement, le jour de Pâques et le lendemain 9 avril, tous les importants documents de notre bu­reau de la « comptabilité » de la mairie, que Cullier avait eu soin de me demander de venir descendre avec lui.

Du trottoir, il me semble les apercevoir, car je connais bien l’emplacement où ils sont alignés les uns auprès des autres et l’in­cendie, ici, paraissant se borner à achever de brûler les décombres amassés sur les planchers au rez-de-chaussée, je grille du désir d’aller me rendre compte de ce qu’il en est exactement de ces dépôts.

Par un soupirail ouvert à l’endroit du sous-sol servant de soute à charbon, je me laisse glisser sur la descente installée à demeure et arrivé rapidement en bas, je puis constater en effet que toutes nos archives sont toujours bien rangées ; elles n’ont aucu­nement souffert du sinistre.

J’en éprouve un réel soulagement ; je suis particulièrement heureux d’examiner longuement, sur place, « mes bouquins » qui ont échappé ainsi une deuxième fois à l’incendie. Dès l’arrivée de Cullier, je me fais un plaisir de lui annoncer la bonne nouvelle en ce qui concerne « les siens ». Il ressent, lui aussi, une vive satisfac­tion et peut se féliciter d’avoir pris à temps son heureuse initiative.

– A 20 et 23 h, obus asphyxiants.

Paul Hess dans Reims pendant la guerre de 1914-1918, éd. Anthropos


Cardinal Luçon

Vendredi 4-2 bombes sur la maison Peltreau-Villeneuve, sur la mai­son du Cordonnier de la rue du Fusilier etc. + 11°. Matinée très agitée ; je n’ai pas pu sortir. De 9 h. à 9 h. 30, bombardement violent de gros calibre autour de nous et de la Cathédrale. Expédié lettre à Mgr Many. Visite au Major de la Place. Les incendies continuent, mais en se ralentissant. Bom­bes sur les batteries et sur la ville. Un gros canon de marine sur tracteurs se fait entendre. Accepté d’aller parler aux soldats, à Saint-Brice, dimanche prochain.

Cardinal Luçon dans son Journal de la Guerre 1914-1918, éd. par L’Académie Nationale de Reims – 1998 – TAR volume 173

Vendredi 4 mai

Activité d’artillerie et nombreuses rencontres de patrouilles dans toute la région du chemin des Dames.
En Champagne, nous avons repoussé des coups de mains ennemis dans les bois, à l’ouest du mont Cornillet et sur les hauteurs à l’est du Mont-Haut. Dans cette dernière région, nous avons réduit un îlot de résistance dont la garnison a été faite prisonnière. 9 officiers et 210 hommes sont tombés entre nos mains. Sur la rive gauche de la Meuse, nos détachements ont pénétré dans les tranchées ennemies.
Sur le front britannique, un violent combat se poursuit sur toute la ligne Hindenburg, du sud de la Sensée à la route Acheville-Vimy. Les troupes anglaises progressent et ont déjà enlevé un certain nombre de fortes positions ennemies.
Canonnade en Macédoine, entre Hima et la boucle de la Cerna, où les Russes ont repoussé une reconnaissance ennemie.
M. Zaïmis a été chargé de former le cabinet grec à la place de M. Lambros.
M. Milioukof, dans une circulaire aux puissances alliées, déclare que la Russie repousse toute idée de paix séparée.

Source : La Grande Guerre au jour le jour

 

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Samedi 7 avril 1917

Louis Guédet

Samedi 7 avril 1917  Samedi Saint

938ème et 936ème jours de bataille et de bombardement

5h3/4 soir  Quelle fin de soirée tragique hier. J’en suis encore atterré. Je me demande si je ne vis pas dans un cauchemar. Hier soir avais-je fini ces lignes précédentes, et mangé ma soupe à la cuisine, que nous fûmes obligés de descendre dans la cave. Bombardement terrible sur notre quartier. Une bombe tombe à 7h35 chez M. Floquet au 56. On n’entend rien. Jacques, le pauvre malheureux, s’inquiète. Il veut aller voir, je tâche de le retenir, il ne m’écoute pas et le voilà parti…

Plusieurs, puis 2 bombes coup sur coup. 5 minutes, 10 minutes se passent, pas de Jacques, on s’inquiète, on monte, on cherche et ma brave Adèle apprend que Jacques est tué, et son corps est au 35 de la rue Hincmar, chez Edouard Benoist. J’y vais et je trouve là la dépouille de ce brave et dévoué serviteur de Maurice. Tué d’un éclat d’obus au foie. C’est l’avant-dernière bombe qui l’a tué, au moment où il se trouvait au coin de la maison avec le gardien de la maison Hébert, 54, rue des Capucins. Je suis atterré, brisé, broyé, anéanti. Je rentre après avoir fait mettre ce cher cadavre à l’abri par le poste de la Croix-Rouge militaire qui est cantonné là. Nuit horrible, monter et descendre de et à la cave. Je suis comme un fou. Melle Payard, Melle Colin et Adèle tâchent de me réconforter, peine inutile. Je ne sais ce que je fais. Ce matin je revois en pensée Jacques pas encore enlevé. Je me traîne à la Ville à travers les décombres de toutes sortes.

L’Hôtel de Ville n’a plus de vitres ni de tuiles, très abîmé. C’est un spectacle lamentable. La statue de la Vigne de Saint-Marceaux qui, au milieu du rondpoint de la cour d’honneur est penchée et tient par miracle d’équilibre. Je vois Raïssac très ému, je m’entends avec lui ainsi qu’avec la police pour qu’on mette en bière ce pauvre garçon, on doit l’inhumer aussitôt avec les autres victimes. On me préviendra si l’on peut, grand ordre est donné d’enterrer les victimes de suite. Je reste délabré. Je mange un peu, et puis la sarabande recommence. A la cave depuis 2h nous y sommes encore. C’est terrible, je crois que je tomberai malade si cela continue. Je m’occupe, j’écris mais je n’ai la tête à rien !! Quel martyr, quelle agonie. Mes 2 bonnes sont courageuses, Adèle et Lise, et une voisine, Melle Marie sont là et m’encouragent. Je ne sais plus, je n’ai plus de courage. Ma femme, mes enfants, les reverrai-je ?? Mon Dieu ! ayez pitié de moi.

Impressions, Louis Guédet, Notaire et Juge de Paix à Reims. Récits et impressions de guerre d'un civil rémois 1914-1919, journal retranscrit par François-Xavier Guédet son petit-fils

Paul Hess

7 avril 1917 – L’Éclaireur de ce jour, publie une nouvelle information dont voici les termes :

Avis à la population.

En raison de la situation, le gouvernement se voit dans la pénible nécessité d’évacuer ceux des habitants de Reims dont la présence n’est pas absolument indispensable.

Les enfants et les femmes seront envoyés à l’arrière, où ils seront reçus par les comités et où ils recevront tous les soins dé­sirables. La population est donc invitée à faire sans retard ses préparatifs de départ.

Ceux qui n ‘ont pas de lieu de refuge chez des parents ou amis seront placés par les soins de l’administration dans des communes situées en dehors de la zone réservée, où le gouver­nement assurera à tous le nécessaire. Les personnes qui se trouvent dans ce cas sont priées de se faire inscrire au com­missariat de police de leur canton.

Le maire de Reims, J.B. Langlet, Le sous-préfet, Jacques Regner.

— Le bombardement, avec gros calibres est encore très vio­lent ce jour, vers le boulevard de Saint-Marceaux et particulière­ment l’usine des Anglais, dont ce qui subsistait de la grande che­minée est abattu.

Les rues du Barbâtre et de l’Université sont aussi très forte­ment éprouvées. Parmi les victimes, se trouve M. Fourrier, habitant cette dernière rue, qui a été mortellement blessé.

Le Grand Séminaire, installé dans les bâtiments occupés antérieurement par la congrégation de Notre-Dame, prend feu et, en passant, à 18 h 1/2, je vois brûler sa chapelle, rue de l’Université, en face du lycée de garçons.

Le journal Le Courrier de la Champagne a cessé de pa­raître aujourd’hui.

Paul Hess dans Reims pendant la guerre de 1914-1918, éd. Anthropos


Cardinal Luçon

Samedi-Saint – Samedi 7 – + 5°. Visite : Place de l’Hôtel-de-Ville. La statue du Roi aux bas-reliefs de la façade, et le cheval ont la tête brisée ; façade meurtrie ; vitres brisées ; rideaux et lambeaux de papier des tapisse­ries flottent au vent par les fenêtres béantes ; rue des Consuls, incendie de la maison de Tassigny ; boulevard de la République, Clinique de la rue Noël, rue Thiers et autres, caves Werlé. Nous étions partis pour aller porter nos condoléances à Monsieur le Curé de Saint-Benoît ; nous le rencontrons avec M. Baudet vers la Patte d’Oie. Vu l’automobile où Madame Baudet a été tuée, au moment où elle venait de faire monter avec elle un soldat qui portait un blessé (vendredi soir, hier). Tous tués, excepté un civil blessé. Rencontré M. Dupuis et M. Baudet qui viennent voir la voiture tachée de sang. Cette semaine est vraiment la Passion de Reims. A Sainte-Geneviève : 5 personnes tuées au sortir d’une cave. A 10 h. 1/2, bombes sifflent (la matinée avait été très silencieuse jusqu’à 10 h. 1/2).

A 4 h. incendie du Grand Séminaire. M. Compant apporte le saint ci­boire avec les saintes Hosties, en longeant les murailles, sous la rafale, dans notre oratoire. (1 200 obus, dit l’Echo de Paris du 10 avril). Les Alle­mands ont lancé des ballonnets sur la ville, disant : Nous partirons ; mais votre ville sera détruite (1). Le Séminaire brûle toute la nuit ; on m’empêche de sortir pour aller voir à cause du danger ; nuage rouge de feu au-dessus de l’incendie, nuage que je vois de mon lit installé dans mon cabinet de travail. Toute la nuit, tir régulier allemand intermittent sur le séminaire et ailleurs. Les pompiers sont réduits à l’impuissance : pas d’eau, on ne peut éteindre le feu ; les obus tombent 2 ou 3 par minute dans le brasier, impos­sible d’aller faire la part du feu. Les pompiers ont eu dans la nuit du 6 au 7, 2 tués et deux hommes ont eu les jambes cassées, nous dit leur chef pour expliquer son défaut d’activité devant l’incendie.

Cinquante et un (51) incendies dans la nuit du 7 au 8 avril (Éclaireur du 9 et 10 avril).

Obus de 190, 210, 305 millimètres, incendiaires ou asphyxiants (Éclaireur).

Cardinal Luçon dans son Journal de la Guerre 1914-1918, éd. par L’Académie Nationale de Reims – 1998 – TAR volume 173
(1) La propagande directe par tracs aériens, panneaux d’affichage, faux journaux, faux communiqués, fausses déclarations de prisonniers ou de déserteurs furent monnaie courante dans les deux camps. A Reims, les Allemands s’attaquaient en même temps au moral de la troupe et de la population, qui constituaient un mélange fragile et détonnant.

Samedi 7 avril

Entre Somme et 0ise et dans la région au nord de Soissons, lutte d’artillerie en divers points du front sans action d’infanterie.

Au nord-ouest de Reims, nous avons continué à progresser à la grenade à l’est de Sapigneul. Les Allemands ont violemment bombardé la ville de Reims.

En Argonne, un coup de main sur les tranchées ennemies de la Fille-Morte nous a permis de faire un certain nombre de prisonniers, dont 3 officiers.

Nos avions ont détruit deux ballons captifs allemands.

Les Anglais, continuant leur attaque vers Roussoy, au nord de Saint-Quentin, ont enlevé le village de Lempire. Un certain nombre de prisonniers et 3 mitrailleuses sont tombés entre leurs mains. Ils ont effectué une avance au nord-est de Noreuil, puis repoussé une contre-attaque. Ils ont réussi un coup de main sur les tranchées allemandes à l’est d’Arras et un autre en face de Wynschaete.

Leurs pilotes ont bombardé d’importants dépôts de munitions, aérodromes et noeuds de chemins de fer.

La Chambre des Représentants des Etats-Unis a voté la déclaration de belligérance par 373 voix contre 50. Le gouvernement américain demande 17 milliards et le service militaire obligatoire.

Source : La Guerre 14-18 au jour le jour

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