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Hommage aux infirmières de la Première Guerre Mondiale : Reims, Pierrefonds et dans les coeurs.

…La lecture du titre laisse entendre que Reims et Pierrefonds ont quelque chose à montrer, en dehors de l’attachement tout à fait justifié à la cause du dévouement des infirmières lors des conflits et spécialement lors de la guerre de 14-18….

Lire la suite dans le très bel article de J-P B dans son blog Voir et le dire, mais comment ?

Le monument de Reims, place Aristide Briand

Le monument de Reims, place Aristide Briand

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Inauguration du Monument aux Morts de la Grande Guerre.

Le 1er Juin 1930, la ville de Reims inaugure son monument au Morts en mémoire aux victimes de la Première Guerre Mondiale. Le monument est l’œuvre de l’artiste Henri Royer, et de Paul Lefebvre, statuaire Rémois déjà connu pour son monument du « Poilu » du 132e régiment d’infanterie installé dans un premier temps Cours Langlet en 1925 puis place Léon Bourgeois en 1933.

Le monument se situe dans l’ancien square de la Mission datant de 1821 (entre l’actuelle place de la république, et le cimetière du Nord) . Sa construction fut faite sur une ancienne grotte, déjà présente dans le parc, et le programme de l’inauguration nous apprend que le comité en charge du monument tint à préserver la fameuse grotte. Le monument occupe une place de premier choix dans le centre de Reims, lui permettant une visibilité maximale et bénéficie d’une réelle mise en valeur, grâce à ses parterres fleuris avec originalité par les services des espaces verts de la ville .

84 ans après sa construction, il est toujours bien présent dans l’esprit des Rémois qui sont habitués à sa présence. De nombreuses commémorations s’y déroulent chaque année.

Je vais vous présenter en détail le déroulement de cette journée de cérémonie du 1er juin 1930, qui a très certainement été une journée pleine d’émotions et de souvenirs pour un grand nombre de Rémois présents ce jour là .

Le 1er Juin 1930, la journée d’inauguration débute à 11h30 par la réception des délégations d’anciens militaires, elle est donnée dans la cour de l’Hôtel de Ville de Reims par le ministre de la guerre de l’époque André Maginot et le Maréchal Philippe Pétain.

Puis la journée se poursuit à 14h30 devant le nouveau monument, où l’on joue la Marseillaise avant de respecter une minute de silence.

C’est maintenant au tour d’un grand mutilé de Guerre de venir allumer une symbolique flamme du souvenir, accompagné par deux jeunes pupilles de la nation.

Le Chant du souvenir est ensuite joué.

Le chant terminé, le monument est officiellement remis à la ville de Reims. S’en suit un discours de Paul Marchandeau (Maire de Reims) et du ministre de la guerre .

Un défilé des troupes de la garnison de Reims vient clôturer les cérémonies.

Les invités rejoignent ensuite l’Hôtel de Ville à 15h30 où se déroule une ultime réception en présence des membres du conseil municipal.

Un programme retraçant le déroulement de cette journée fut réalisé par l’imprimerie Rémoise « Le Centaure ». Adrien Sénéchal fut choisi pour réaliser l’illustration de la couverture sur laquelle il présente un blason de la ville de Reims. Le photographe Lucien Loth fournira six photographies du monument pour l’embellissement de la mise en page.

Le programme dresse une liste des différents régiments ayant défendu Reims pendant la Guerre 1914-1918, ainsi qu’une autre liste qui recense les associations d’anciens combattants, de mutilés de Guerre et de prisonniers existants à Reims.

Il donne également des explications sur la signification des différents éléments du monument .

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Texte extrait du programme :

La pensée accomplissant son effort de résurrection :  » Le poète sensible qu’est notre statuaire, a réalisé dans ce bronze rugueux un chef-d’œuvre d’anatomie, de plastique et de lignes; combien était difficile de traduire la pensée du relèvement des ruines de notre cité, sans tomber dans une inspiration provocante par son attitude même?

L’avenir confirmera, espérons-le, l’avis unanime du temps présent, qui place cette statue au premier rang de notre art national.

Notre architecte, dans sa composition d’ensemble, a su tirer un parti grandiose de son architecture, de quelque endroit qu’on l’étudie, comme le prouve cette vue prise sur le coté gauche de l’exèdre, mettant en valeur le déambulatoire aussi mystérieux qu’un entre-colonnement grec de Poestum.  »

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Sources : Ville de Reims Monument aux Morts, programme de l’inauguration du 01/06/1930

Collection personnelle : Thomas Geffrelot (réutilisation possible des images)

 

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Les Bornes de la Ligne de Front de Paul Moreau-Vauthier

Ces petites bornes de granit sont installées sur une ligne de 700 km de long (des Flandres à la Suisse) et symbolisent la ligne de front telle qu’elle était, lors du point de départ de la contre-offensive des Alliées le 18 juillet 1918, plus connue sous le nom de « Deuxième Bataille de la Marne ».

Vous êtes obligatoirement déjà passé devant une de ces bornes et peut-être vous êtes-vous demandé ce que ce petit monument faisait là et quelle en était sa signification ?

Alors si vous souhaitez tout savoir sur ce qui forme à la fois, le plus bas, mais surtout, le plus long monument de France, je vous invite à lire la suite de cet article sans oublier de « cliquer » sur les liens internet :

Les « bornes Vauthier », comme on les nomme dans le langage courant, portent le nom du sculpteur français Paul MOREAU-VAUTHIER, ancien combattant de Verdun, qui imagina dans les années 1920 de matérialiser la ligne de front de la Mer du Nord à la frontière suisse, par l’érection d’une borne tous les kilomètres.

L’idée ayant été approuvée par les présidents des Touring-club de France et de Belgique (TCF, TCB), on demanda au Maréchal Pétain d’établir une liste des lieux dignes d’accueillir ces bornes souvenirs. Cette liste comportait à l’origine 240 lieux.

Au final il n’y aura que 118 bornes érigées entre 1921 et 1927 (96 en France, 22 en Belgique), généralement distantes de 5 à 10 km les unes des autres, formant une route commémorative.

En France chacune de ces bornes ( hauteur 125 cm x longueur 75 cm x largeur 65 cm ) taillée dans le granit rose d’Andlau en Alsace, est surmontée d’un casque Adrian 1915 posé sur une couronne de laurier et ornée d’un bidon, d’un étui de masque à gaz et de deux grenades offensives, avec l’inscription «Ici fut repoussé l’envahisseur Juillet 1918», date qui correspond à la libération de Château-Thierry, ville où fut érigée la première borne.

Le lieu concerné est inscrit sur la couronne supportant le casque.

Selon leur endroit d’implantation, certaines bornes portent le casque britannique, d’autres le casque belge.

Chaque borne porte, gravé dans le dos, le numéro qui correspond à l’ordre chronologique dans lequel elle a été posée, mais il n’est parfois plus lisible. La borne de Château-Thierry, porte donc le n° 1.

Sources :

– Le site de l’association de Dormans : memorialdormans.free.fr : C’est « LE » site incontournable pour tout savoir sur les bornes Vauthier.

– J-P Husson : cndp.fr/crdp-Reims (en bas de page).

Les Bornes de la Ligne de Front de Paul Moreau-Vauthier

A Reims nous avons 3 de ces petits monuments :

– Reims « Les Epinettes », à la sortie de Reims, route de Witry-lès-Reims, un peu avant le rond-point (place du Souvenir Français). C’est la N° 7.

Les Bornes de la Ligne de Front de Paul Moreau-Vauthier
Les Bornes de la Ligne de Front de Paul Moreau-Vauthier
Les Bornes de la Ligne de Front de Paul Moreau-Vauthier

Reims « Nord », avenue de Laon, une cinquantaine de mètre avant le rond-point du boulevard des Tondeurs. C’est la N° 76.

Les Bornes de la Ligne de Front de Paul Moreau-Vauthier
Les Bornes de la Ligne de Front de Paul Moreau-Vauthier

Reims « Tinqueux » à Tinqueux bien sûr : à l’angle de la route de Soissons et de la rue Anatole France. C’est la N° 29.

Les Bornes de la Ligne de Front de Paul Moreau-Vauthier
Les Bornes de la Ligne de Front de Paul Moreau-Vauthier
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Les trois portent la simple inscription « Reims ».

Il y a eu une série de cartes postales sur les bornes Vauthier, je n’en ai jamais vu avec les bornes rémoises.

Par contre il existe des cartes postales pour la borne du Fort de la Pompelle.

A l’origine elle se trouvait au bord de la D944 (ex RN 44), Elle se trouve aujourd’hui sur le chemin d’accès au fort.

Elle porte le N° 50 et fut offerte par les anciens combattants du Mexique.

Les Bornes de la Ligne de Front de Paul Moreau-Vauthier
Les Bornes de la Ligne de Front de Paul Moreau-Vauthier

(Collection personnelle)

Ces deux cartes postales de la borne « La Pompelle » indiquent par erreur : Borne de la Voie Sacrée.

En effet la « Voie Sacrée » est la route qui relie Bar-le-Duc à Verdun et qui servit à ravitailler les combattants pendant toute la Bataille de Verdun en 1916. Cette route est également jalonnée de bornes casquées mais différentes des bornes Moreau-Vauthier.

Les Bornes de la Ligne de Front de Paul Moreau-Vauthier
Les Bornes de la Ligne de Front de Paul Moreau-Vauthier

La borne telle qu’on peut la voir aujourd’hui.

Il y a eu au total 15 bornes érigées dans la Marne, il en reste actuellement 14, la borne de Marfaux ayant disparu.

Les bornes de Vrigny et de Ville-sur-Tourbe sont tronquées à mi-hauteur (abîmées par l’occupant en 1940. Ce fut d’ailleurs le cas d’autres bornes, certaines ont même été entièrement détruites.

Il reste aujourd’hui 97 bornes entre la France et la Belgique.

Voir la liste des bornes dans la Marne et dans les autres départements français sur mémorialdormans.free.fr

D’autres liens :

Forum Pages 14-18

Les bornes sur la commune de Blâmont (54)

Richesse en Somme

Photos : Béatrice Keller

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