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Reims en ruines, de Raoul Varin graveur

Une dynastie de graveurs

(Pierre-)Amédée VARIN a eu 2 enfants, un fils, Paul-Amédée Varin, mais aussi une fille dessinatrice et illustratrice, (Elise-)Charlotte Eulalie VARIN (06/07/1851, qui a épousé en 1870 le célèbre graveur, aquafortiste et peintre, Alfred Alexandre DELAUNEY (Gouville, Manche, Avril 1830-1894 Nanteuil-sur-Marne), rejoignant ainsi la lignée des artistes VARIN.

Son jeune frère et co-signataire de nombreuses gravures, Eugène(-Napoléon) VARIN a quant à lui eu deux fils, dont un aquafortiste réputé à Londres & New-York, Raoul VARIN, 1865-1943 qui a réalisé de nombreuses gravures d’après des peintures historiques sur New-York et les premières villes des États-Unis et une série de gravures sur Reims en ruine durant 14/18. Raoul Varin a eu lui-même deux filles dont une peintre pastelliste, illustratrice et professeur de dessin, Yvonne VARIN.

Collection/scan : Daniel Wilmotte, merci à lui

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Thomas Venet mène une recherche picturale sur la représentation des systèmes et processus

Extrait du communiqué de presse :

Thomas Venet travaille actuellement sur la guerre 14-18.

Sa peinture s’appuie sur des « variables », autrement dit des données objectives, ne souffrant pas d’interprétation. Pour la guerre 14-18, elles sont, par exemple, des dates, des indications géographiques, le nombre d’hommes participant à telle ou telle action, la nature des troupes impliquées, ou encore les courbes balistiques d’un poste de tir… Des données « codées », qui déjouent tant les réflexes faciles de consommation des images que les représentations archétypes de la Guerre 14/18.

L’interdépendance, l’association, l’affrontement de ces variables, Thomas Venet les traduit dans un système de notation formellement réduit à quelques symboles graphiques, traits et chiffres. Si les compositions qui en résultent sont quasi abstraites, elles sont donc le reflet exact d’une vérité historique : « L’exploration des possibilités ouvertes par ce système de notation, transformant la toile en partition, me poussent aujourd’hui à interroger la représentation de situations complexes, en relevant le défi d’un « réalisme abstrait » en utilisant les variables comme éléments traducteurs de faits objectifs. »

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Voir le communiqué de presse de la Mairie pour La Fileuse, friche culturelle [pdf]

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Travail imaginaire sur Mahmadou Diop en 1914-1918, travail de Jean Bigot, plasticien

Mahmadou Diop, par Jean Bigot

A travers divers objets et documents, l’artiste Jean Bigot redonne vie au célèbre tirailleur sénégalais imaginaire, emblématique de tous les Africains venus combattre en France entre 1914 et 1918

Présenté en 2004 à l’Ancien Collège des Jésuites de Reims dans le cadre de l’exposition HOSTIES NOIRES, hommage aux tirailleurs sénégalais proposé par l’association CASCADE

Présenté à la Bibliothèque universitaire en octobre-novembre 2013

L’HISTOIRE
Mahmadou Diop, par Jean BigotMahmadou Diop est né près du fleuve Sénégal en 1895.
Âgé de 7 ans, il arrache une touffe de poils à la crinière d’un lion qui menaçait sa mère, après que l’animal se fut couché à ses pieds. Dès lors, l’enfant acquiert un statut particulier au sein de son village et de toute la colonie.
Lorsque la première guerre mondiale éclate, il est recruté comme tirailleur sénégalais puis embarqué pour la France. Très vite, il impressionne ses camarades comme ses officiers ; il semble deviner le danger et prédire les réactions de l’ennemi. Ses supérieurs n’hésitent bientôt plus à lui demander des conseils lors des assauts, et s’accommodent volontiers de ses gris-gris et autres rituels magiques.
Alors que le bataillon de Diop s’illustre lors de la libération de Reims, Monsieur Langlet, Maire de la Ville, veut rencontrer celui dont tout l’État major parle désormais. Les deux hommes feront quelques pas ensemble et le Maire, fort impressionné par le soldat, promet de lui offrir une parcelle de vignes aussitôt la paix revenue.
Après Reims, les batailles se succèdent, et malgré; une blessure, Diop garde son assurance et son sourire.
A la fin du conflit, le Maire de Reims tient sa promesse et le Champagne Mahmadou DIOP voit le jour en 1920…
Diop devient un personnage important de la vie Rémoise et épouse le 16 mai 1924 la belle Adèle Ramier qu’il avait rencontrée lors de son bref séjour à l’hôpital militaire.
Mais la nostalgie du Sénégal et des ancêtres est trop forte, il s’embarque donc pour l’Afrique le 12 février 1926 pour un voyage sans retour. Son bateau s’échoue en effet sur une plage de Mauritanie, et un seul passager manque à l’appel des secours : Diop, dont on ne retrouvera que les bagages…

Voir la suite sur le site de Jean Bigot

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Reconstitution d’une exécution de 1917 : travail du plasticien Jean Bigot

Artiste plasticien et vidéaste, Jean Bigot crée des collections d’objets et documents divers qui sont autant de traces d’histoires et de personnages imaginaires. Il expose dessins, manuscrits, Images photographiques, vidéos, sons, maquettes et autres animaux naturalisés en d’étranges installations qui font parfois penser aux anciens cabinets de curiosités, et qui nous plongent dans des espaces à la fois extraordinaires et réalistes…

Reconstitution d’une exécution de 1917

Il s’agit d’un vrai-faux film qui aurait été tourné clandestinement pendant une exécution de soldat en 1917. Ce film m’a été commandé par un historien à l’occasion d’une exposition sur les exécutions de soldats pendant la guerre 14/18, au musée de la Caverne du Dragon.

Pour moi, l’enjeu était de faire croire à ce film dont les images sautent et sont volontairement abîmées.

Bien qu’il ait été présenté comme une reconstitution, le film, visible parmi de nombreuses photographies d’époque, a fait scandale lors du vernissage.
Or, il s’agissait précisément de questionner l’utilisation banalisée d’images et de documents d’archives lors d’expositions sur divers événements historiques.

De plus, l’historien faisait remarquer que de nombreuses photographies et séquences filmées de l’époque sont en fait des reconstitutions tournées après le conflit.

Voir son site

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Une peinture, 1917, de J.F. Bouchor sur le site de « Histoire par l’Image »

Petite peinture sur bois mise en ligne avec un commentaire très complet à lire sur « Histoire par l’Image« . Peinture montrée aussi dans le livre Reims 14-18… p. 85.

Titre : La cathédrale de Reims, septembre 1917.

Auteur : Joseph Félix BOUCHOR (1853-1937)
Date de création : 1917
Date représentée : septembre 1917
Dimensions : Hauteur 26.8 cm – Largeur 35 cm
Technique et autres indications : Huile sur bois.
Lieu de Conservation : Musée national de la Coopération Franco-américaine (Blérancourt) ; site web
Contact copyright : Agence photographique de la Réunion des musées nationaux. 254/256 rue de Bercy 75577 Paris CEDEX 12. Courriel : photo@rmn.fr ; site web
Référence de l’image : 98-019633 / Dsb48

Bouchor
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