• Monthly Archives: mars 2019

Lundi 31 mars 1919

Louis Guédet

Lundi 31 mars 1919

1662ème et 1660ème jours

6h 1/2 soir  Il a gelé fort cette nuit, il fait froid, mais le soleil s’est montré et a un peu adouci la température. En somme belle journée. Beaucoup de monde ! dérangé tout le temps. Peu de courrier heureusement. Lettre de ma pauvre chère femme ! Fort triste. Elle est fort souffrante ! s’en relèvera-t-elle ? Dieu le veuille ! Mais ce n’est pas cela qui me donnera du courage ! Je n’ai que malheurs sur malheurs ! sans espoir d’en voir la fin. Je suis maudit ! ma pauvre femme, mes pauvres enfants, si seulement, eux du moins, ne souffraient pas !… Pauvres parias ! Pauvres misérables martyrs que nous sommes !

Vu pas mal de monde. Sorti une demi-heure pour prendre l’air et rentré pour reprendre ma chaîne.

Je suis fatigué, du reste mes forces diminuent de jour en jour.

Que je suis donc malheureux !! Et si j’étais moi encore seul à souffrir !! mais ma pauvre femme, mes pauvres enfants !!

Impressions, Louis Guédet, Notaire et Juge de Paix à Reims. Récits et impressions de guerre d'un civil rémois 1914-1919, journal retranscrit par François-Xavier Guédet son petit-fils

Cardinal Luçon

Lundi 31 – Départ pour Paris et Rome. Visite à Madame Lancereau pour bibliothèque sacerdotales. (Pèlerinage des Veuves de la guerre).

Cardinal Luçon dans son Journal de la Guerre 1914-1918, éd. par L’Académie Nationale de Reims – 1998 – TAR volume 173

Lundi 31 mars

Le débat s’est poursuivi à la Chambre sur les douzièmes. Un amendement tendant à réduire les crédits militaires de 10 millions, afin de protester contre l’intervention des Alliés en Russie, a été rejeté par 362 voix contre 131, après que M. Pichon eût posé la question de confiance. Le ministre des Affaires étrangères a annoncé qu’il fournirait prochainement des précisions sur les préliminaires de paix.
Villain, le meurtrier de Jaurès, a été acquitté par le Jury de la Seine.
MM. Noulens et Paderewski ont quitté Varsovie pour Paris.
Les troupes roumaines sont entrées en lutte avec les bolcheviks sur la rive gauche du Dniester, en Ukraine.
Ludendorff annonce une revanche de l’Allemagne.
La mission française de Pest est arrivée à Belgrade.
Une Constitution soviétique est en préparation en Hongrie.
Une grande réunion de travaillistes a eu lieu à Londres.
Le gouvernement allemand accumule les difficultés dans l’affaire de Dantzig.
Essad pacha et le ministre des Affaires étrangères d’Albanie sont arrivés à Paris.
La grève des chemins de fer a cessé en Autriche.
Le pape a écrit une lettre au cardinal Hartmann au sujet de la libération des prisonniers allemands.

Source : La Grande Guerre au jour le jour

Raoul Villain  (né à Reims le   et mort étranglé à Ibiza le ) est un étudiant nationaliste français, connu pour avoir assassiné Jean Jaurès, le 31 juillet 1914, à la veille du déclenchement de la Première Guerre mondiale. Bien que sa culpabilité ne fasse aucun doute, ayant lui-même avoué son acte, il a été acquitté lors de son procès en 1919 dans un contexte de ferveur nationaliste.

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Dimanche 30 mars 1919

Louis Guédet

Dimanche 30 mars 1919

1661ème et 1659ème jours

7h 3/4  La neige ! il fait froid et cette neige semble vouloir persister ! Nuit de cauchemars et d’insomnies ! Je suis rompu. Je vais aller à la messe de 8h à la chapelle de la rue du Couchant, où on entre par la rue Brûlée !! Et puis après ce sera l’isolement ! la souffrance toujours ! toujours !

9h matin  Toujours la neige ! Messe dite par l’abbé Camu et servie par Gustave Houlon. Une 50aine (cinquantaine) de personnes, dont Lelarge et Kanengieser ! Peu de personnes que je connaisse. Du reste c’est surtout la population ouvrière et moyenne qui est revenue ! La riche Bourgeoisie aime mieux rester à Paris ! La vie pour eux n’est pas assez agréable ni confortable ! ( Rayé).

Sermon par l’abbé Camu sur la Récupération des âmes et de la pratique des vertus chrétiennes. Aura-t-il été entendu, compris !! Le monde est si égoïste maintenant !

Quelle dure et triste journée à passer encore ! Que vais-je faire ? J’ai à travailler, à rattraper le retard de mon courrier, mais j’y ai si peu le cœur !! et je suis tellement las.

La neige continue toujours à tomber !! si c’était seulement mon linceul !!

8h soir  Travaillé jusqu’à 3h1/2. Porté mes lettres. Eté au commissariat, causé avec Luchesse !! Celui-ci m’a dit que le Général Didier, commandant de Place (Général Léon Jules Didier, en fonction à Reims du 3 octobre 1918 au 10 mai 1920 (1865-1932)), était ennuyé de son arrêté contre les débitants et qu’il lui avait demandé de lui écrire une lettre pour le prier de rapporter cet arrêté !! on n’est pas plus mufle ! Le Galonnard aurait voulu trouver un prétexte pour ne pas montrer qu’il avait fait une bêtise ! Luchesse s’est tenu coi ! bien entendu ! Que la culotte de peau se débrouille !! Ces gens-là n’ont même pas le courage d’avouer qu’ils ont fait une bêtise !

De là été à la Maison de Retraite, 26, rue Simon voir la Mère Ste Thérèse de l’Hôtel-Dieu, Supérieure de Roederer. Heureuse d’être revenue à Reims. Nous avons causé longuement de leur avenir et de leur réinstallation à Roederer, c’est-à-dire toute la Communauté, même les Religieuses qui sont à Cras-Avernas depuis le décret d’expulsion de 1906. L’administration des Hospices est disposée à leur bâtir un pavillon isolé qui leur servirait de couvent, cellules, chapelle, salles, réfectoires, etc…  une communauté dans les jardins de l’Hospice Roederer et pour avoir un droit de propriété et de résidence absolu, les Religieuses verseraient une somme pour coopérer à la construction de ce monastère. Elles y rentreraient toutes et soigneraient les malades.

Durant leur séjour à Rouen les Religieuses des Roederer ont suivi des cours d’infirmières chirurgicales et ont obtenu leur diplôme. Elles sont donc en règle et peuvent s’imposer dans nos Hospices. La Mère Ste Thérèse a chargé M. Maitrehut, leur aumônier, et M. Quantelot leur supérieur ecclésiastique, d’en parler à la Mère Ste Pauline, Supérieure Générale à Cras, et il est convenu que j’irai ensuite pour mettre l’affaire pratique au point et à exécution avec l’administration des Hospices et la Municipalité.

J’aurai donc la joie et le bonheur de voir les sœurs Augustines de l’Hôtel-Dieu de Reims revenir dans nos murs et d’y avoir coopéré ! Qu’il y a bien des choses de changées quand je me souviens d’avoir assisté à l’expulsion de ces malheureuses femmes de l’Hôtel-Dieu près de St Remy à 3h du matin en 1906, empilées dans un panier à salade comme des condamnées à mort ! sous les yeux des Godbillon (Jean-Baptiste Désiré Godbillon (1833-1917)), économe, Louvet, administrateur et autres sectaires, Charles Arnould étant maire (Il était en fait décédé deux années plus tôt, en 1904, Maire de Reims de 1900 à 1904, il habitait 37, rue de Talleyrand, domicile de Louis Guédet jusqu’en 1915)!! Que tout cela est loin !! Je l’ai quittée à 6h du soir. Il fait froid, je vais me coucher.

Impressions, Louis Guédet, Notaire et Juge de Paix à Reims. Récits et impressions de guerre d'un civil rémois 1914-1919, journal retranscrit par François-Xavier Guédet son petit-fils

Cardinal Luçon

Dimanche 30 – Visite de M. le Préfet de Châlons. Visite de M. le Marquis de Fortou et du Docteur Ferroul, mairede Narbonne, qui reviendront demain apporter une offrande pour les malheureux

Cardinal Luçon dans son Journal de la Guerre 1914-1918, éd. par L’Académie Nationale de Reims – 1998 – TAR volume 173

Dimanche 30 mars

Les Quatre ont continué à discuter chez M. Wilson la question des réparations et celle de la frontière franco-allemande.
Réunis au quai d’Orsay, les Cinq, M Pichon, Balfour, Lansing, Sonnino, Makino ont délibéré sur le ravitaillement de l’Autriche allemande. Ils ont pris des mesures pour que les denrées qui seraient adressées à l’Autriche allemande, ne puissent pas être réexpédiées en Allemagne.
Ils ont ensuite nommé une commission chargée d’étudier la levée des servitudes qui pèsent sur le Maroc en vertu de l’acte d’Algésiras. Cette question avait été déjà envisagée par le conseil supérieur allié.
Le bruit selon lequel la mission alliée de Dantzig aurait été internée par ordre des autorités allemandes ne s’est pas confirmé.
Mais l’Allemagne a publié une note par laquelle elle continue à s’opposer au débarquement des troupes polonaises à Dantzig. Elle offre Memel, Libau ou Koenisgberg. Elle rouvre ainsi le débat qui avait déjà abouti à la rupture de Posen. Scheidemann a été définitivement pris à partie à l’Assemblée nationale de Weimar par les réactionnaires et par les socialistes indépendants.
Bela Kuhn, le chef des communistes hongrois, a déclaré qu’il était prêt à négocier avec l’Entente.
La grève des chemins de fer qui avait éclaté à Vienne ne serait que partielle.
Les grèves minières du pays de Galles ne se développent point. Au contraire, il y a eu une reprise du travail.
Le roi d’Italie a décoré le prince héritier de Serbie.
Un cabinet Cardoso se constitue à Lisbonne.

Source : La Grande Guerre au jour le jour

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Samedi 29 mars 1919

Louis Guédet

Samedi 29 mars 1919

1660ème et 1658ème jours

7h1/2 soir  Temps gris glacial avec giboulée, vent aigre. Triste journée. Il est vrai que je n’ai pas eu le temps de songer à sa tristesse !

J’ai toujours un courrier formidable à rattraper. Lettre de Marie-Louise et de ma pauvre femme qui est réellement malade et plus qu’elle ne veut le dire ! Et impossible à moi d’aller à St Martin !

Jean reste à Versailles et serait détaché dans un parc d’organisation d’artillerie.

Fait signer mon premier bail !! à Reims ! le premier depuis 1914 !! Un terrain Chaussée du Port loué par Mme Potoine à un camionneur de Paris… Visite du Procureur de la République M. Bazenet fort aimable. Il me parait un très brave homme, on peut causer avec lui. Voilà ma journée. Sorti 1/2 heure pour aller à la Poste !

Je brûle en ce moment les débris de mes pauvres meubles qui ont été fracassés en mai 1917 et que j’ai retrouvés disséminé un peu partout !! Voilà ma destinée ! J’aurais subi toutes les épreuves ! toutes les tortures morales et les douleurs du cœur et de souvenirs !! Pauvres meubles, adieu lit ! chaises, armoire, bureaux ! toute ma pauvre chambre à coucher ! Pauvres débris que j’avais sauvés de mon incendie ! pour les voir quelques mois après broyés par les obus !

Pauvres chers meubles ! Doux souvenirs ! Compagnons et confidents de mes rêves de jeunesse pour le bonheur et la prospérité de mon foyer !! Vous n’êtes plus que débris informes comme tout ce qui vibrait dans mon cœur !! Ce n’est plus que cendres et ruines !!

Impressions, Louis Guédet, Notaire et Juge de Paix à Reims. Récits et impressions de guerre d'un civil rémois 1914-1919, journal retranscrit par François-Xavier Guédet son petit-fils


Cardinal Luçon

Samedi 29 – Visite de M. le Procureur de la R. De Reims

Cardinal Luçon dans son Journal de la Guerre 1914-1918, éd. par L’Académie Nationale de Reims – 1998 – TAR volume 173

Samedi 29 mars

Il y aura désormais un Comité des Cinq à côté du Comité des Quatre. Ce comité des Cinq, qui examinera un certain nombre de questions particulières, comprendra les ministres des Affaires étrangères de France, d’Angleterre, d’Italie, le secrétaire d’Etat de l’Union et le premier délégué japonais. Le Comité des Quatre a progressé dans ses travaux.
M. Wilson a fait une importante déclaration pour montrer que les délibérations de la commission pour la Ligue des Nations n’ont nullement entravé ni ralenti le labeur général.
Brockdorff-Rantzau s’est rendu à Weimar pour discuter avec le cabinet une série de question qui concernent directement les pourparlers de la paix.
La mission militaire alliée a quitté Budapest. Seul un officier américain est resté.
Le colonel Vix a démenti les informations publiées par le gouvernement communiste, en ce qui concerne la nature de la démarcation récemment tracée en Hongrie : démarcation militaire et non politique.
Deux corps d’armée roumains auraient pénétré en Galicie orientale. On dément du reste qu’il y ait eu un soulèvement bolcheviste dans ce pays. Une tentative contre-révolutionnaire se préparerait en Hongrie. Le gouvernement des Soviets mobilise la flotte russe.
La Haute-Egypte est isolée.

Source : La Grande Guerre au jour le jour

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Vendredi 28 mars 1919

Louis Guédet

Vendredi 28 mars 1919

Eté à Épernay assister à l’audience de prestation de serment de M. Bazenet, nouveau Procureur de la République. Marie-Louise m’écrit que sa mère a été réellement malade.

Le haut de la page suivante a été découpé, le texte précédent, depuis le nom de Strasbourg, a été recopié par Madeleine.

Pauvre malheureuse !! Quelle vie a-t-elle ! et quel avenir ? Les malheurs ne nous manquent pas !! et au lieu de diminuer ils augmentent !!

Si encore je pouvais aller à St Martin y voir, mais je suis rivé ici ! à quoi faire ? un travail stérile comme toujours !! (Rayé). Et tout ce que je puis entreprendre ne peut que m’attirer malheurs sur malheurs !!

Impressions, Louis Guédet, Notaire et Juge de Paix à Reims. Récits et impressions de guerre d'un civil rémois 1914-1919, journal retranscrit par François-Xavier Guédet son petit-fils

Cardinal Luçon

Vendredi 28 – Visite de M. Jollivet ; Claisse ; Legrand, Givelet, du curé de S. Germainmont.

Cardinal Luçon dans son Journal de la Guerre 1914-1918, éd. par L’Académie Nationale de Reims – 1998 – TAR volume 173


Vendredi 28 mars

M. Pichon a prononcé un grand discours à la Chambre pour exposer la politique du gouvernement en Russie. Nous sommes, a-t-i1 dit, avec les Russes contre les agresseurs de la Russie.
De nouvelles conférences ont eu lieu entre les Quatre.
La section financière de la Ligue des Nations est virtuellement constituée en vertu d’un rapport de la commission financière.
Les journaux allemands annoncent que leurs délégués financiers à Versailles seront les banquiers hambourgeois Melchior et Warburg, le directeur Ubrig, de la Société d’Escompte et l’industriel Merten.
La Roumanie fait de nouveau appel à l’Entente pour qu’on lui vienne en aide contre la disette. Le bruit court que Karolyi aurait été assassiné à Pesth.
Lenine a envoyé un message à Bela Kuhn pour lui dire que la révolution hongroise ne doit pas imiter en tous points la révolution russe. L’état de siège a été proclamé en Bohême.
La Bavière demande le maintien de ses libertés particulières, à rencontre des stipulations du projet constitutionnel allemand. Une haute cour va être constituée à Berlin pour examiner les responsabilités de la guerre.

Source : La Grande Guerre au jour le jour

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Jeudi 27 mars 1919

Louis Guédet

Jeudi 27 mars 1919

1658ème et 1656ème jours

7h soir  Beau temps le matin, pluie glaciale le soir. Courrier fantastique, 25 ou 27 lettres !! Réunion du conseil de famille Potoine que j’ai présidé, vu Rozey ! Ouvert le coffre de M. Potoine à la Société Générale. Reçu de nombreuses gens ! Alix Sohier me débarque à midi ! pour repartir à Trigny ! Je la retiens ici jusqu’à ce que Melle Thiérard soit revenue. Elle me fera ma chambre et ma popote ! J’aurais au moins quelqu’un près de moi. Lettre de ma pauvre femme qui me dit que Jean va peut-être être envoyé en Orient. Cela m’ennuie un peu car j’aurais préféré qu’il fût envoyé à Strasbourg pour qu’il puisse continuer ses mathématiques spéciales.

Impressions, Louis Guédet, Notaire et Juge de Paix à Reims. Récits et impressions de guerre d'un civil rémois 1914-1919, journal retranscrit par François-Xavier Guédet son petit-fils

Cardinal Luçon

Jeudi 27 – Visite de M. Paulot, curé de Juniville : M. Duval, avocat.

Cardinal Luçon dans son Journal de la Guerre 1914-1918, éd. par L’Académie Nationale de Reims – 1998 – TAR volume 173

Jeudi 27 mars

Le Comité des Quatre remplace temporairement le Comité des Dix. Il a siégé chez M. Clemenceau, au ministère de la Guerre.
Les Alliés commencent à prendre possession de la flotte marchande allemande. D’autre part, des navires allemands de ravitaillement sont attendus à Hambourg.

Churchill en 1923

M. Harmsworth déclare à la Chambre des Communes qu’Odessa n’est nullement menacé. On signale un recul bolcheviste dans la Russie du Sud. M. Winston Churchill déclare aux Communes qu’en raison de la situation dans l’Europe orientale, il n’y a nullement lieu de démobiliser. La panique règnerait à Budapest. Le gouvernement tchécoslovaque a mobilisé plusieurs classes.
La situation est plus calme à Barcelone. M. Maura a été appelé à Madrid.
La Suisse reconnaît le nouveau gouvernement allemand.
Ludendorf a été acclamé à Berlin par un cortège d’officiers.

Source : La Grande Guerre au jour le jour

 

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Mercredi 26 mars 1919

Louis Guédet

Mercredi 26 mars 1919

1657ème et 1655ème jours

7h1/2 soir  Temps gris froid couvert. Dérangé continuellement ! pas un instant à moi ! Je n’ai pu rattraper mon courrier ! De plus je suis exténué d’une nuit blanche avec des crampes d’estomac terribles. Dans la journée plusieurs fois j’ai cru que j’allais m’évanouir ! Je ne mange pas ou peu. Melle Thiérard est partie pour 8 jours et je suis obligé de faire ma cuisine !! Et Dieu sait quelle cuisine !! Vie misérable, de paria !! Ce soir je me suis fait réchauffer des pommes de terre frites avec un peu de petits pois en conserve et un morceau de viande froide.

La page suivante a été supprimée, ainsi que la demi-page suivante.

…et ? (rayé)! C’est tout (découpé) et pourvu que je repose sans souffrance !! Et ma pauvre femme qui est malade (rayé). Tout cela me tuera !! (Rayé).

Impressions, Louis Guédet, Notaire et Juge de Paix à Reims. Récits et impressions de guerre d'un civil rémois 1914-1919, journal retranscrit par François-Xavier Guédet son petit-fils

Cardinal Luçon

Mercredi 26 – Visite de M. Gayet, dee M. Bégny curé de Brimont.

Cardinal Luçon dans son Journal de la Guerre 1914-1918, éd. par L’Académie Nationale de Reims – 1998 – TAR volume 173


Mercredi 26 mars

La Conférence n’a publié que la note suivante:
 » Le Conseil suprême des alliés s’est réuni de 4 heures à 6 heures. La question des câbles sous-marins ennemis capturés par les alliés a été examinée. Le régime futur de ces câbles a été arrêté et la disposition relative à ce régime a été renvoyée à la commission de rédaction.
La proposition américaine concernant le pouvoir de décision de la commission de Teschen a été adoptée. « 
Mais il est certain que d’autres questions ont été traitées. Il est évident que le problème hongrois, en particulier, a donné lieu à une longue délibération. On sait, au surplus, qu’avant la réunion du Conseil supérieur, les chefs de gouvernements avaient tenu séance.
Le gouvernement révolutionnaire de Budapest a édicté un certain nombre de mesures. Il annonce en particulier la séparation de l’Eglise et de l’Etat et la formation d’une armée rouge. D’après les nouvelles informations qu’on reçoit, le passage de l’état ancien à l’état nouveau ne s’est pas opéré sans effusion de sang.
La grève générale a éclaté à Barcelone. Le cabinet Romanones, qui avait l’intention de démissionner, demeure en fonction.
De nombreuses réunions ont eu lieu en Allemagne pour protester contre le détachement de Dantzig, de la Prusse occidentale et au bassin de la Sarre.
Des bruits de crise ministérielle ont circulé à Prague. On n’a pas confirmation à Paris de la démission du cabinet Kramarz.
Un grand débat s’est engagé à la Chambre à propos de la politique extérieure de la France et spécialement de l’intervention en Russie.
Le gouvernement bavarois a ordonné une socialisation intégrale des industries. Une discussion s’est ouverte à la Chambre de Prusse au sujet des territoires rhénans. Les députés du centre, démentent qu’ils aient l’intention de créer un Etat wesphalo-rhénan.
M. Winston Churchill a prononcé aux Communes où il étudue, région par région, la situation militaire sur les fronts russes.

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Transport d’exode 1914-1920

Le musée de Vassogne présente sa nouvelle exposition, « Transports d’exode » du 1er avril 2019 au 31 décembre 2020.

Quitter son pays, quitter sa terre. Comment transporter une partie de son existence pour fuir une zone géographique devenue invivable ? Cette exposition originale vous permettra de découvrir les moyens de transport utilisés par les réfugiés de 1914 et les objets / outils emmenés lors de l’exode. Cette exposition propose par ailleurs une rétrospective des objets de transport paysan du XVIIIème siècle aux années 30 : brouettes, charrettes, bâts d’âne… autant d’objets à découvrir ou à redécouvrir pour tenter de mieux comprendre les populations rurales déplacées en 14.

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Mardi 25 mars 1919

Louis Guédet

Mardi 25 mars 1919

1656ème et 1654ème jours

8h soir  Arrivé à Paris à 1h, couru à mes rendez-vous. Vu la Supérieure de la Visitation. Causé longuement avec la bonne petite sœur tourière qui m’est si profondément attachée !! Le lendemain messe à Notre Dame des Victoires. Vu les Guelliot, déjeuné avec eux. Causé avec M. Martin Guelliot (René Martin Guelliot, gendre du Docteur Guelliot (1879-1962) en savoir + ) de la Succession Pelletier. Nous devons ouvrir le coffre.

Le haut de la page suivante a été découpé.

…forces renseignements sur les journaux, etc…  etc… Causé longuement avec le Président qui m’a laissé entendre qu’on nommerait bientôt un titulaire comme juge de Paix à Reims, qui me remplacerait, ma foi ! Tant mieux !

Repris le train à Épernay, le train de 2h20.

Trouvé un courrier formidable !! Demain Melle Thiérard (Marie Léa Germaine Thiérard, repasseuse (1894-1974)) va à Revin chercher des objets laissés par elle. Elle sera absente 4 – 5 jours et je suis sans femme de ménage ! Comment vivrais-je ? Dieu seul le sait !! Quelle vie misérable !!

Impressions, Louis Guédet, Notaire et Juge de Paix à Reims. Récits et impressions de guerre d'un civil rémois 1914-1919, journal retranscrit par François-Xavier Guédet son petit-fils

Cardinal Luçon

Mardi 25 – Visite de M.Coquet curé de Tontreuves ; d’un Colonel américaien ; de M. Pérot de Sauville.

Cardinal Luçon dans son Journal de la Guerre 1914-1918, éd. par L’Académie Nationale de Reims – 1998 – TAR volume 173

Mardi 25 mars

Lenine

Le Conseil supérieur a siégé pour examiner les questions de Pologne.
Un gouvernement communiste s’est constitué à Budapest – les fractions socialistes ayant opéré leur fusion. Il a lancé une proclamation pour dire qu’il réalisera le socialisme. Il a télégraphié un message à Lenine pour lui demander une alliance et Lenine l’a félicité.
L’Allemagne fait annoncer par ses journaux qu’elle s’opposera au débarquement des troupes du général Haller à Dantzig. Erzberger se déclare personnellement hostile à cette opération, qui, dit-il, déterminerait des collisions sanglantes. Des tendances séparatistes continuent à se manifester dans toute l’Allemagne du Sud. Le chef des spartaciens de Berlin serait le capitaine von Berfelde, qui avait été frappé par l’ancien régime pour avoir fait circuler le mémoire de Lichnowsky.
L’entente entre patrons et ouvriers n’est pas encore réalisée outre-Manche, mais on a l’impression que la crise s’achemine vers une solution amiable.
D’après les informations qui ont été publiées, la délégation allemande a la Conférence se composerait surtout d’industriels, de banquiers et de commerçants. La fédération des mineurs bavarois a repoussé la grève générale.
M. Daniels, ministre américain de la Marine, est arrivé à Brest.
Le général italien Rosso, qui commandait à Caporetto, a été acquitté par un conseil de guerre.
De nouvelles arrestations d’activistes ont eu lieu en Belgique.

Source : La Grande Guerre au jour le jour

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Lundi 24 mars 1919

Cardinal Luçon

Lundi 24 – Visite de l’Architecte de Mme Pommery. Estimation des dommages de guerre. Visite du Capitaine Faure de la Cantine américaine, avenue de Laon.

Cardinal Luçon dans son Journal de la Guerre 1914-1918, éd. par L’Académie Nationale de Reims – 1998 – TAR volume 173

Lire un article de Jean-François Boulanger sur l’aide américaine après la Grande Guerre


Lundi 24 mars

Le Conseil interallié a délibéré sur la question polonaise. Il a envisagé de nouveau le tracé de la frontière entre l’Allemagne et la Pologne, la commission spéciale ayant maintenu les propositions qu’elle avait faites antérieurement et qui avaient donné lieu à certaines critiques.
M, Wilson a présidé la séance de la commission chargée de mettre sur pied le projet de Société des Nations. Plusieurs amendements qui avaient été déposés par les neutres ont été discutés. Tout un courant en faveur de la politique wilsonienne s’affirme au Sénat américain en opposition avec le courant antiwilsonien.
Les bolcheviks continuent à annoncer leur avance sur Odessa. Mais le général commandant les troupes françaises dans la ville qu’il ne l’évacuera pour aucune raison. Les communiqués esthoniens signaient des succès obtenus contre les bolchevistes.
Le gouvernement hongrois, mécontent de la création d’une zone neutre entre Maggyars et Roumains, dans le nord de la Hongrie, a démissionné, disant qu’il remet le pouvoir au prolétariat.
La situations s’améliorerait en Egypte.
Le conflit ouvrier anglais continue à évoluer vers la liquidation.
Le blocus de l’Autriche-Hongrie est supprimé.

Source : La Grande Guerre au jour le jour

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Dimanche 23 mars 1919

Cardinal Luçon

Dimanche 23 – Mission Espagnole, représentant l’Espagne à la Commission de la Ligne des Nations, avec deux hommes présentés par le Capitaine le Marois. Visite de M. Henin de Coulommes. Visite à l’Enfant-Jésus ; aux Augustines de Roederer, à la Maison de Retraite, au Bon Pasteur.

Cardinal Luçon dans son Journal de la Guerre 1914-1918, éd. par L’Académie Nationale de Reims – 1998 – TAR volume 173

Voir l’article sur les délégations étrangères en 1919


Dimanche 23 mars

Général Jozef Haller

Le Conseil supérieur a délibéré de nouveau sur les affaires de Pologne, mais sans adopter de résolution. Il a envisagé surtout la question du transport des troupes du général Haller à Dantzig.
Les Polonais confirment que leur armée a dégagé la ville de Lemberg, qui était cernée par les Ukrainiens.
Les gouvemements alliés ont décidé de charger une commission d’enquêter sur les affaires de la Turquie d’Asie avant répartition des mandats.
La commission de la Société des Nations a tenu une importante réunion. Des amendements ont été soumis par les neutres au projet primitivement déposé.
La situation est devenue plus grave en Egypte. Le général Allenby a été nommé haut commissaire au Caire.
Le général Franchet d’Esperey est envoyé à Odessa. Mais les bolchevistes annoncent, d’autre part, qu’ils avancent vers la ville.
Une terrible explosion s’est produite à la gare de Tirlemont, en Belgique, où cent cinquante wagons de munitions étaient rassemblés.
Les grèves anglaises sont ajournées, et l’on espère encore que le conflit se réglera à l’amiable.

Source : La Grande Guerre au jour le jour

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Samedi 22 mars 1919

Cardinal Luçon

Samedi 22 – Visite de Mme Bertrand de Mun, de la Princesse de Polignac ; et d’une troisième dame ; de M. Maitrehut ; de M. Poreau.

Cardinal Luçon dans son Journal de la Guerre 1914-1918, éd. par L’Académie Nationale de Reims – 1998 – TAR volume 173

 Samedi 22 mars

Le général Edmund Allenby.

Il résulte des nouvelles informations arrivées à Paris que l’état-major allemand est pleinement responsable de la rupture de Posen et qu’il aurait tout combiné pour créer des difficultés. M. Noulens et le général Niessel vont repartir pour Paris.
Le Conseil supérieur interallié a continué l’examen de la question polonaise. Il a été saisi de propositions supplémentaires de la commission des affaires polonaises.
Les neutres ont été entendus par la commission de la Société des Nations.
Londres n’a pas confirmation de l’évacuation d’Odessa par les troupes alliées.
Les troupes lettones se sont emparées de Mitau.
Le rapport de la commission d’enquête des mines a été déposé à Londres. M. Bonar Law a fait un discours aux Communes pour en exposer les conclusions et exprimer l’espoir que la grève serait évitée.
Les Polonais ont remporté une victoire sous Lemberg et dégagé cette ville.
M. Millerand, ancien ministre de la Guerre, a été nommé commissaire général d’Alsace et de Lorraine.
Le général Allenby a été entendu à Paris par les chefs de gouvernements.

Source : La Grande Guerre au jour le jour

 

 

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Vendredi 21 mars 1919

Louis Guédet

Vendredi 21 mars 1919

1652ème et 1650ème jours

8h soir  Beau temps froid, occupé toute la journée. Courrier chargé. Lettre du Président m’invitant à assister à l’audience d’installation du nouveau Procureur M. Bazenet le 28 mars 19199 à 2h au Palais de Justice d’Épernay. Je ne pourrai y aller, ayant un rendez-vous ici… Vu Mme Drouart (à vérifier), femme de l’ancien Président du Tribunal d’ici, pour sa maison, rue Perceval, 5, assez amochée. Je m’occuperai de la vendre quand la loi des dommages sera votée, puisque pour le moment il nous est interdit de vendre des immeubles soumis aux dommages.

Couru, trotté comme un chat maigre (expression datant du XIème siècle signifiant courir beaucoup et très vite). Visite de Jolivet qui est venu me voir durant mon déjeuner ! J’aurais autant aimé qu’il choisisse un autre moment. Vu l’abbé Andrieux, Camu, etc… Une procession de monde, ce qui ne m’avance nullement mon travail !!

Impressions, Louis Guédet, Notaire et Juge de Paix à Reims. Récits et impressions de guerre d'un civil rémois 1914-1919, journal retranscrit par François-Xavier Guédet son petit-fils

Cardinal Luçon

Vendredi 21 – Visite de M. Guérard, Curé de Fligny. Visite à la Cantine américaine près S. Thomas, et M. du Bellet. Les Américaines de la Cantine nous ramènent. Mgr Neveux et moi, au grand autocar, par la ville (!). Visite de M. le Curé d’Ecordal.

Cardinal Luçon dans son Journal de la Guerre 1914-1918, éd. par L’Académie Nationale de Reims – 1998 – TAR volume 173

 Vendredi 21 mars

Le Conseil supérieur interallié s’est occupé de la Pologne. Des vues ont été échangées sur la situation militaire en Galicie. Le Conseil s’est mis d’accord sur une injonction à adresser aux armées qui sont en présence devant Lemberg, les belligérants étant invités à cesser immédiatement les hostilités, sous certaines conditions. Le Conseil a ensuite examiné le tracé des frontières occidentales de la Pologne, et entendu le rapport de la commission des affaires polonaises, présenté par M. Jules Cambon, sous président.
Voici le texte de l’injonction adressée au général polonais – la même, au surplus, ayant été adressée au général ukrainien :
 » Au cours de sa séance du 19 mars, le Conseil suprême de la Conférence de la paix a décidé d’inviter les deux parties en présence à Lemberg à conclure une trêve dès réception du présent télégramme.
 » En conséquence, les chefs des gouvernements alliés et associés s’adressent au général Rozwadowski pour lui faire part de l’invitation du Conseil suprême de la Conférence de la paix à arrêter immédiatement, en ce qui le concerne, les hostilités devant la ville et dans la région de Lemberg, invitation qui est simultanément adressée au général Pawlenko, commandant les forces ukrainiennes devant Lemberg.
 » Pendant la durée de la trêve, les troupes des deux parties resteront sur leurs positions, les communications par voie ferrée entre Lemberg et Przemysl devant toutefois rester libres dans la mesure strictement nécessaire au ravitaillement journalier de la ville.
 » Le Conseil suprême est disposé à entendre l’exposé des revendications territoriales de l’une et de l’autre partie en cause et à s’entremettre à Paris auprès des délégations polonaises et ukrainiennes ou par l’intermédiaire de telle représentation qualifiée que les parties jugeront devoir choisir, en vue de transformer la suspension d’armes en armistice.
 » L’audition des représentants polonais et ukrainiens concernant leurs revendications concurrentes est d’ailleurs subordonnée à la condition formelle d’une suspension immédiate des hostilités.
Signé: WOODROW WILSON, LLOYD GEORGE, CLEMENCEAU, ORLANDO. « 
Les pourparlers pour la solution de la crise ouvrière continuent à Londres. M. Lloyd George a décidé de rester à Paris.
Les négociations de Posen sont de nouveau arrêtées.
Les bolchevistes progressent dans la région d’Odessa.
La Chambre Luxembourgeoise a voté le referendum au sujet du futur statut politique du grand duché.

Source : La Grande Guerre au jour le jour

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Jeudi 20 mars 1919

Cardinal Luçon

Jeudi 20 – Visite de M. Bégny, curé de Brimont ; de M. Grandrémy curé de Balain et du Curé de l’Isle-Adam.

Cardinal Luçon dans son Journal de la Guerre 1914-1918, éd. par L’Académie Nationale de Reims – 1998 – TAR volume 173

Jeudi 20 mars

MM. Wilson, Clemenceau et Orlando ont écrit une lettre à M. Lloyd George pour le prier de prolonger d’une quinzaine son séjour à Paris.
Le Conseil supérieur interallié a inscrit à son ordre du jour la question polonaise. Le professeur Lord a exposé devant la commission spéciale des affaires polonaises la situation critique de Lemberg.
M. Thomas, leader des cheminots anglais, est venu en avion à Paris pour s’entretenir de la crise minière avec M. Lloyd George.
 » Guillaume Il n’a été qu’un pillard et un déserteur « , dit à la Diète prussienne l’ancien ministre Hoffmann.
Les Berlinois présentent une note de 512 millions au gouvernement, à raison des dommages causés par la dernière insurrection.
Le prince régent de Serbie a ouvert l’Assemblée nationale de Belgrade.
On annonce que M. Allizé, ministre de France à la Haye, ancien ministre à Munich, deviendrait notre agent diplomatique à Vienne.
Le gouvernement de la Bavière vient de se reconstituer.
On prévoit une crise ministérielle à Lisbonne.

Source : La Grande Guerre au jour le jour

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Mercredi 19 mars 1919

Cardinal Luçon

Mercredi 19 – S. Joseph. Visite de M. le Curé de Trigny. Visite au Petit Séminaire ; visite de M. Genty.

Cardinal Luçon dans son Journal de la Guerre 1914-1918, éd. par L’Académie Nationale de Reims – 1998 – TAR volume 173

Mercredi 19 mars

Le Conseil supérieur interallié a tenu une longue et importante séance. Le projet du désarmement allemand, mis à jour par le comité des experts, a été sanctionné. Deux points ont été réservés :
1° Quelle serait l’affectation des câbles transatlantiques allemands capturés par les alliés?
2° Quel serait le sort du canal de Kiel?
Une discussion s’est encore engagée sur ce thème essentiel: l’Entente signerait-elle avec l’Allemagne une convention d’armistice définitive ou voudrait-elle tout de suite dicter des préliminaires de paix?
Le débat sur la frontière germano-polonaise n’a pas été abordé, mais on a envisagé les moyens de mettre fin au conflit qui se déploie sous Lemberg entre Polonais et Ukrainiens.
Un incident serbo-italien vient de se produire. Le gouvernement de Belgrade a refusé de recevoir les lettres de créance du ministre italien prince Borghèse, celles-ci ne comportant pas reconnaissance du nouvel État des Serbes, Croates et Slovènes.
Il a été entendu que les navires allemands livrés aux alliés circuleraient sous pavillon interallié et que la répartition actuelle n’en serait que provisoire.
Les envoyés de la Suisse à la Conférence de la paix sont arrivés à Paris.
L’Allemagne versera 450 millions d’or à la Belgique.
Les nationalistes égyptiens ont fomenté des troubles au Caire et à Tantah. Il y a eu des morts et des blessés.
Les partis gouvernementaux allemands menacent de refuser de signer la paix si l’Entente pose des conditions trop dures.

Source : La Grande Guerre au jour le jour

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Mardi 18 Mars 1919

Cardinal Luçon

Mardi 18 – Visite de la nièce de Mgr Rutten ; de M. de Salis (fils) ; du secrétaire e l’ambassade de l’Angleterre ; du Chef d’escadron Réaumur, Commander de Marigny, attaché naval : du Préfet de Châlons, du Sous-Préfet et du Secrétaire Général de la Préfecture.

Cardinal Luçon dans son Journal de la Guerre 1914-1918, éd. par L’Académie Nationale de Reims – 1998 – TAR volume 173

 

Monseigneur Rutten
Photographie conservée sous la cote ML Y 190 La Belgique politique.


Mardi 18 mars

La commission des affaires roumaines, désignée par la Conférence de paix, a terminé ses travaux et rédigé une proposition définitive.
Les États scandinaves et la Suisse ont nommé les représentants qu’ils enverront à Paris pour présenter leurs observations sur la conférence de la paix.
Un nouvel attentat a été commis contre Lénine.
D’après les indications qu’on a reçues de Londres, la France recevrait dans la distribution de la flotte commerciale allemande 100.000 tonnes de grands vapeurs transatlantiques et un quart des cargo-boats.
Les négociations de Posen ont repris entre les délégations alliés et les Allemands : ceux-ci étant rentrés de Berlin à la suite de la sommation que leur a adressée M. Noulens.
Les arrestations et les perquisitions continuent à Berlin.
Le parlement yougoslave s’est réuni à Belgrade.
Les privilèges militaires des États allemands sont abolis. La Bavière proteste, d’accord avec le Wurtemberg.
Des bruits de crise ministérielle circulent en Belgique.
La controverse américaine se poursuit sur la Société des nations.
Les socialistes hongrois mènent une active propagande en vue des élections prochaines.
Les ouvriers anglais se préparent à prendre des décisions importantes.
Le chancelier autrichien Renner a fait un discours pour préconiser le rattachement de L’Autriche allemande à l’Allemagne.

Source : La Grande Guerre au jour le jour

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