Louis Guédet

Mardi 8 octobre 1918

1488ème et 1486ème jours

6h soir  La pluie. Parti à La Chaussée à 8h pour assister à l’enterrement de la petite fille de Cécile Thibaut, 6 mois, enlevé par une méningite. Rentré à 10h1/2 et travaillé jusqu’à maintenant. Je suis fourbu. Organisé mon voyage pour la succession Renard, vers le 28 sans doute et jeté les bases d’une réunion de notre Chambre par la même occasion. Jean repart le 18… Marie-Louise rentrera la 19.

Maurice va un peu mieux, je crois que ce ne sera rien. Je (rayé).

Circulaire du Procureur Général qui demande mon avis sur les dispositions de l’article 12 du projet de loi pour la réparation des dommages des offices ministériels subis durant la Guerre. Gare que ce ne soit pas la main mise sur nos charges pour faire de nous des fonctionnaires de l’État.

Impressions, Louis Guédet, Notaire et Juge de Paix à Reims. Récits et impressions de guerre d'un civil rémois 1914-1919, journal retranscrit par François-Xavier Guédet son petit-fils

 Cardinal Luçon

Mardi 8 – Séjour à Paris

Cardinal Luçon dans son Journal de la Guerre 1914-1918, éd. par L’Académie Nationale de Reims – 1998 – TAR volume 173

Mardi 8 octobre

Bataille au nord de Saint-Quentin, entre Morcourt et Sequehart. Nos troupes ont enlevé Rémancourt, la ferme Tilloy et plusieurs bois organisés en points d’appui. L’ennemi a résisté avec une furieuse énergie sans pouvoir enrayer l’avance de nos troupes, qui ont conquis le terrain pied à pied, faisant plusieurs centaines de prisonniers.
Au nord de Reims, nous avons atteint la Suippe en de nombreux points. Les arrière-gardes allemandes ont résisté sur la rive sud et contre-attaqué à plusieurs reprises. Nos troupes les ont refoulées en leur infligeant des pertes sanglantes.
Nous tenons les lisières sud d’Aguilcourt, et le village de Bertricourt, au nord de la Suippe. Plus à droite, nous avons forcé le passage de la rivière et pris le cimetière de Pongivart, ainsi que Saint-Masmes et Hauvine, au nord de l’Arnes.
Les Anglais ont fait 400 prisonniers aux environs d’Aubenchel-aux-Bois, 34 autres dans le secteur d’Oppy. Ils ont établi des postes sur les passages du canal au nord d’Aubencheul-au-Bac et à l’ouest d’Oppy. Une autre patrouille a pris un poste allemand à l’est de Berclau.

Source : La Grande Guerre au jour le jour

 

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