Louis Guédet

Dimanche 19 mai 1918                                                

1346ème et 1344ème jours de bataille et de bombardement

5h soir  Temps lourd, orage. Fièvre toute la nuit. Robert est arrivé ce matin. Il repartira demain. Peu de courrier. Lettre de Houlon qui me dit avoir quelque chose à me conter au sujet de l’évacuation du 25, et désire me voir. Je le verrai à mon voyage à Paris.

Impressions, Louis Guédet, Notaire et Juge de Paix à Reims. Récits et impressions de guerre d'un civil rémois 1914-1919, journal retranscrit par François-Xavier Guédet son petit-fils

 Cardinal Luçon

Dimanche 19 – Pentecôte – M. Camu est parti pour Épernay et Ville-dommange (lundi). M. Lecomte part pour Épernay, Paris, Reims (lundi), M. Compant préside les Vêpres à Cumières. Visite, sous les arbres, du Capitaine commandant notre défense antiaérienne.

Cardinal Luçon dans son Journal de la Guerre 1914-1918, éd. par L’Académie Nationale de Reims – 1998 – TAR volume 173

Dimanche 19 mai

Bombardements violents en divers points du front, au nord et au sud de l’Avre.
Des coups de main ennemis à la Main-de-Massige et au Four-de-Paris n’ont donné aucun résultat.
Sur le front britannique, entre Givenchy et Robecq, les deux artilleries ont fait preuve d’une activité considérable. L’artillerie ennemie a également montré quelque activité dans les secteurs de Lens, Hazebrouck et Ypres.
Grande activité aérienne. Les ballons d’observation anglais ont fait beaucoup de réglages pour l’artillerie et relaté les mouvements de l’ennemi dans les zones avancées. Les aéroplanes ont exécuté des reconnaissances à longue distance. 23 tonnes de bombes ont été jetées sur d’importants centres de chemins de fer, sur des aérodromes et sur des cantonnements en arrière des lignes ennemies. La lutte a été intense . 30 appareils ennemis ont été abattus et 5 autres, forcés d’atterrir désemparés. 2 autres ont été descendus par les batteries antiaériennes.
Les aviateurs allemands ont bombardé l’hôpital belge de Calais. Ils y ont fait des victimes : une dizaine de tués et une vingtaine de blessés; plusieurs baraquements ont été détruits.
Les batteries belges ont exécuté des tirs sur les baraquements ennemis vers Westende et Essen, et riposté à un bombardement par avions.
Les Italiens ont repoussé les attaques de deux colonnes autrichiennes au monte Corno.

Source : La Grande Guerre au jour le jour

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