Cardinal Luçon

Vendredi 17 – + 13°. Nuit tranquille à partir de 10 ou 11 h. Le matin à 8 h., avion français, tir acharné et terrible des canons ennemis. Via Crucis in Cathedrali, à 8 h. matin. Visite d’adieu de M. Brousse, aumônier du 174e. Un homme tué vers 7 ou 8 h. par un éclat d’obus d’avion ; fut absous dans la rue par M. Lecomte qui revenait de dire sa messe à la Visitation. Après-midi, bombes sifflent vers 3 h., vers 5 h. pendant quelque temps sur la ville, où ? Item de 8 à 10 h.

Cardinal Luçon dans son Journal de la Guerre 1914-1918, éd. par L’Académie Nationale de Reims – 1998 – TAR volume 173

Vendredi 17 août

En Belgique, notre attaque commencée la matin, s’est poursuivie toute la journée. Notre infanterie, dominant l’adversaire, a brisé sa résistance à l’ouest de Steensbeck, et continuant à l’est sa progression, en liaison avec les troupes britanniques, s’est emparée de toutes les positions ennemies. Plus de 300 prisonniers, dont 4 officiers, sont tombés entre nos mains, ainsi qu’un nombreux matériel.
Canonnade dans les régions de Laffaux et d’Hurtebise. Sur la rive gauche de la Meuse (cote 304), une de nos patrouilles a ramené des prisonniers.
En Alsace, deux coups de main tentés par les Allemands au Barenkopf et au sud de l’Hartmannswillerkopf, ont complètement échoué.
Les Allemands ont mis le feu à la cathédrale de Saint-Quentin.
Les Anglais ont à nouveau attaqué dans la région d’Ypres. Ils progressent. Sur le front de la bataille de Lens, ils ont repoussé trois nouvelles contre-attaques. Ils ont dispersé des formations ennemies qui se concentraient vers la cité Saint-Auguste.
La note que le pape avait adressée aux puissances belligérantes pour les exhorter à la paix a été publiée.

Source : La Grande Guerre au jour le jour


La maison Balourdet

 

 

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