Cardinal Luçon

Mardi 20 – Nuit tranquille ; + 4° ; plaques d’enduit et jointures se détachent de la voûte de la Cathédrale (suite du dégel).

Cardinal Luçon dans son Journal de la Guerre 1914-1918, éd. par L’Académie Nationale de Reims – 1998 – TAR volume 173

Cathédrale


 

Mardi 20 février

Assez grande activité des deux artilleries dans les secteurs d’Avocourt, de la côte du Poivre et de Bezonvaux. Nos batteries ont exécuté des tirs de destruction efficaces sur les organisations allemandes au nord de Damloup.

En Alsace, un coup de main sur les lignes adverses, au Barenkopf (nord de Munster), nous a permis de faire une dizaine de prisonniers.

Le chiffre des prisonniers faits par les Anglais au cours des opérations sur l’Ancre s’est élevé à 773, dont 12 officiers. Ils ont capturé également un certain nombre de mitrailleuses et de mortiers de tranchées. L’ennemi a lancé une forte attaque contre les nouvelles positions de nos alliés sur l’éperon dominant la ferme de Baillescourt. Trois vagues successives, appuyées par des troupes de soutien, se sont portées à l’attaque des lignes britanniques : elles ont été rejetées avec de fortes pertes sans avoir pu atteindre les tranchées en un seul point.

Nos alliés ont effectué des raids heureux au sud-ouest et au nord-ouest d’Arras, au sud de Fauquissart et au nord d’Ypres. Au nord de Souchez, ils ont détruit un puit de mines ainsi que plusieurs abris garnis de troupes. Ils ont capturé un certain nombre de prisonniers.

Sur le front russe, au sud de Wichneuskoie, les Allemands ont lancé quatre nappes de gaz.

Sur le front italien, action d’artillerie et petites rencontres de reconnaissances.

Le gouvernement américain a fait mettre des mines devant plusieurs de ses ports.

Source : La Grande Guerre au jour le jour

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