Cardinal Luçon

Lundi 22 – + 14°. Nuit comme la précédente. Gros canon de 3 h. à 4 h. ; 4 h., 9 aéroplanes, tir contre eux. Journée assez paisible. Aéroplanes dans l’après-midi. Visite de M. Abelé.

Cardinal Luçon dans son Journal de la Guerre 1914-1918, éd. par L’Académie Nationale de Reims – 1998 – TAR volume 173

Lundi 22 mai

Les attaques allemandes ont continué sur nos positions du Mort-Homme.
Aux abords de la route d’Esnes-Haucourt, nous avons enlevé deux tranchées allemandes. L’ouvrage occupé le 18 par l’ennemi au sud de la cote 287 a été bouleversé par notre artillerie.
A l’est de la cote 304, nous avons brisé une attaque ennemie.
A l’ouest du Mort-Homme, où les Allemands ont occupé une de nos tranchées avancées, ils ont subit ensuite un échec complet. Un assaut tenté par une brigade a été arrêté par nos feux et nos contre-attaques ; nos batteries ont pris sous leurs feux des colonnes qui suivaient les premières vagues et les ont forcées à refluer en arrière.
Sur la rive droite de la Meuse, nous avons enlevé les carrières de Haudromont, pris 80 hommes et 4 mitrailleuses.
Les avions allemands, en deux fois, ont jeté 120 bombes sur Dunkerque et sa banlieue, faisant 7 morts et 35 blessés. Deux des avions ont été abattus. 53 de nos avions ont été jeter 250 obus sur les cantonnements allemands de Wywege et de Ghistelles. Belfort a reçu 15 bombes.
Les Italiens, sur le front du Trentin, résistent toujours solidement aux attaques autrichiennes.
Un aviateur belge, près de Steenstraete, a abattu un taube.

Source : La Grande Guerre au jour le jour


no man's land entre Esnes et Haucourt photo officielle américaine

no man’s land entre Esnes et Haucourt photo officielle américaine

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