Cardinal Luçon

Samedi 11 – Nuit tranquille. Température : 0. Neige tombée hier couvre la terre. A 4 h. s. + 7. Aéroplane, tir contre lui. Nuit bruyante au loin (11-12). Probablement les Français ont voulu reprendre ce qu’on leur avait pris par surprise i] y a peu de jours. Température + 4. Dégel, fonte de la neige.

Cardinal Luçon dans son Journal de la Guerre 1914-1918, éd. par L’Académie Nationale de Reims – 1998 – TAR volume 173

 

Samedi 11 mars

En Artois, les Allemands ont fait sauter, à l’ouest de la route de Lille, une mine dont nous avons occupé l’entonnoir. En Argonne, nous canonnons une colonne ennemie marchant vers le bois de Montfaucon. A l’ouest de la Meuse, bombardement ininterrompu. L’ennemi s’acharne sur le bois des Corbeaux. Plusieurs attaques successives sont repoussées par nos tirs d’artillerie et d’infanterie. Une dernière réussit à prendre la partie du terrain que nous avons précédemment reconquise. Les pertes allemandes sont très lourdes. A l’est de la Meuse, nous rejetons deux offensives allemandes près du village de Douaumont. Nous paralysons une attaque en préparation contre le village de Vaux. On confirme que les Allemands ont été littéralement fauchés au pied du fort de Vaux. Bombardement réciproque en Woëvre (Eix, Moulainville, Villers, Bonzée). Nos tirs de destruction sont efficaces en Lorraine (Bréménil) et en Alsace ( cote 425 près de Thann ). Un contre-torpilleur et un torpilleur anglais ont coulé en Manche. Nous avons mis en fuite 15 avions allemands; plusieurs autres ont été abattus. La Gazette de l’Allemagne du Nord annonce que l’Allemagne et le Portugal sont en état de guerre
 

 

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