Bombardement à 17 heures.

Paul Hess dans Reims pendant la guerre de 1914-1918, éd. Anthropos

Jeudi 6 (à 2 h) Nuit tranquille. Visite à Sainte-Geneviève pour les (30) paquets de vêtements à distribuer, et au Fourneau Économique, rue Féry. On y distribue environ 150 rations par jour, au plus. Tous sont évacués (les pauvres ?), d’autorité s’il le faut, pour diminuer le nombre des bouches inutiles, et à cause de la difficulté du ravitaillement.

Cardinal Luçon dans son Journal de la Guerre 1914-1918, éd. par L’Académie Nationale de Reims – 1998 – TAR volume 173
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Jeudi 6 mai

Journée calme en Belgique. Nous avons poussé nos lignes en avant, entre Lizerne et Hetsas. Des attaques allemandes ont été repoussées, en Champagne, à l’ouest de Perthes, et en Argonne, au Four-de-Paris. Actions très vives entre Meuse et Moselle. L’ennemi a canonné et attaqué nos positions des Eparges et de Calonne, mais son échec a été complet et ses pertes sont très élevées. Nous avons fait des prisonniers.
Trois régiments allemands ont attaqué nos positions du bois d’Ailly. Ils ont réussi à occuper une croupe, mais nous en avons repris immédiatement la moitié, et nous avons prononcé une contre-attaque pour reprendre le reste.
Au bois de Mortmare, nous avons remporté un succès caractérisé en enlevant deux lignes de tranchées sur la route de Flirey à Essey. Toutes les contre-attaques ont été repoussées. Enfin, en Alsace, nous gagnons du terrain dans la région de Metzeral.
Les Russes ont infligé des échecs aux Allemands en Pologne et dans les Carpathes; mais ils ont reculé légèrement sur la Dounaietz.
La cérémonie des Mille, à Quarto, a eu lieu avec un plein succès.
Neuf chalutiers anglais ont été coulés par des sous-marins allemands.
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