Aussi dès le matin, on se questionne. Qu’en est-il de cette formidable attaque de notre part ? On apprend bientôt, en ville, que notre tir d’artillerie a porté sur les tranchées allemandes où il y aurait eu des pertes plus élevées que pour nous. Néanmoins, le résultat de l’action n’est pas appréciable, paraît-il des tranchées abandonnées que nous avions pu occuper, ont été reprises par l’ennemi.

Cette fois, nous sommes impatients de savoir ce que nous annoncera officiellement le “communiqué”.

 Paul Hess dans Reims pendant la guerre de 1914-1918, éd. Anthropos

Vendredi 8 janvier – Nuit terrible à partir de 10 h jusqu’au matin, surtout de 10 h à minuit. Obus, éclairs, détonations précipitées formidables. C’étaient les canons français qui prenaient l’offensive sur toute la ligne. Les Allemands répondent peu.

Dans la journée : canons français, obus allemands.

Visite aux Sœurs de St Vincent de Paul, rue de Bétheny.

Visite aux petites Sœurs de l’Assomption, rue du Jard.

Mort d’un Colonel, Lieutenant-Colonel Hébert, tué à la tranchée. Nuit tranquille en ville.

 Cardinal Luçon dans son Journal de la Guerre 1914-1918, éd. Travaux de l’Académie Nationale de Reims

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8/1 Vendredi – Toujours du mauvais temps. Canonnade intense et bombardement toute la journée. Calme la nuit.

 Carnet d'Eugène Chausson durant la guerre de 1914-1918

Voir ce beau carnet sur le site de sa petite-fille Marie-Lise Rochoy

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